lundi 12 novembre 2007

J'manque de

Je reprends vie. Lentement mais sûrement. La boîte de kleenex est pratiquement vide. La bouteille d'échinacée se laisse consumer à plusieurs reprises dans la journée. Et j'ai recommencé à mettre mes verres de contact sur une base régulière. C'est bon signe. Mais bon, en même temps, je ne me sens pas tout à fait bien non plus. Ces temps-ci, j'ai comme un vide de je-me-sens-pas-pleine-et-pas-stimulé-et-je-me-sens-moche-et-pas-intéressante-et-pourquoi-donc-j'existes. Enfin, ce genre de sensation sans fin qui finit par nous faire sentir comme une nunuche-pathétique alors que fuck, j'ai un toit sur la tête (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai d'la bouffe dans mon frigo (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai d'l'argent dans mon compte (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai pas de souci au travail (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai tout ce que je veux quand je veux... ou presque (arrête de te plaindre comme une grosse vache). Mais bon. J'ai beau me dire arrête de te plaindre comme une grosse vache. J'le fais quand même. En fait, j'pense que là-là-présentement (préparez-vous ça s'en vient), il manque un p'tit peu tantinet d'amour. Ben oui. J'pensais jamais que j'allais le dire sur mon blogue. Que mon blogue allait devenir pareil à celui de miss lectrice de Elle-Québec ou de mamzelle une telle adepte de sex in the city. J'pensais pas que moi aussi j'allais être comme toutes les autres... Mais fuck. J'suis dans la mi-vingtaine, j'suis célibataire, pis j'suis en manque d'amour. Pis j'viens de le réaliser après une nuit de grippe à être tu-seule dans mon lit. Pis à me lever une première fois pour mettre du chauffage. Pis à me lever une deuxième fois pour mettre des gros bas de laine. Pis à me lever une troisième pour enfiler un chandail à manche longue. Pis à me lever une quatrième fois pour aller chercher la douillette de secours dans le fond du garde-robe. Pis à me lever une cinquième fois pour aller dormir dans le salon tout chaud. Alors que... alors que si, cette nuit-là, j'avais eu quelqu'un m'aimait. J'aurais probablement juste eu à dire: j'ai froid. Sans me lever. Juste à me coller. Ça manque. Ça pis plein d'autres choses. Plein d'autres choses de déprimes automnales chroniques qui reviennent à chaque année. J'manque de projet. J'manque de passion. J'manque de sexe. J'manque de création. J'manque de stimulation. J'manque d'ami. J'manque de famille. J'manque de positivisme. J'manque d'espoir. J'manque de confiance en moi. J'manque de volonté. J'manque de persévérance. J'manque de toutte. C'est comme ça que ça se passe dans ma tête. Quand il commence à me manquer une affaire. C'est comme s'il commençait à me manquer toute. La seule chose qu'y manque pas en ce 12 novembre 2007, c'est de poils sur les jambes. Mais bon... La seule chose qui est chouette dans tout ça, c'est que je sais que c'est une phase. Que c'est l'automne. Que c'est la vie. Que c'est moi. Et que bientôt le soleil rebrillera sur la petite archipel Shrogoulou... mais qu'en attendant... je manque de tout.... Un point c'est tout.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tu devrais t'acheter une sacoche. Ça aide. Ça donne du courage. Moi en tout cas j'ai trouvé l'homme de ma vie pas longtemps après avoir acheté une sacoche. La crème glacée explosion de caramel c'est pas pire aussi, mais moins seyant...