J'aimerais avoir quelque chose de drôle. Quelque chose de palpitant. Quelque chose d'intéressant. Quelque chose de magique. À dire. Mais je ne trouve. Tsé. Quelque chose d'original. Pour que le peu de lectorat que j'aie ne s'ennuie pas. Puisque j'ai la vague impression d'un peu toujours raconter les mêmes trucs. D'un peu beaucoup me répéter. D'être parfois pas très originale dans ma gamme d'émotion littéraire. Et apparemment, je ne le suis pas non plus dans le choix des mots puisque je viens de répéter deux fois le mot original en l'espace de deux phrases. Ce qui, on s'entend, n'est pas très original. Et je dis tout cela seulement pour déblatérer puisqu'en fait je n'arrive simplement pas à dormir... Et je me dis que peut-être en écrivant une série de phrases un peu plates et un peu insensées, je trouverai le sommeil. Mais pas t'encore, mes amis. Pas t'encore. J'ai encore le temps de vous raconter...
De vous raconter que cette semaine, je me suis sentie utile et appréciée. Ça vient peut-être du fait que j'ai décidé, pour une fois dans ma vie, de prendre un peu la place qui me revient et que j'ai affirmé à tous grâce à la magie de Facebook que j'étais une auteure jeunesse. Oui, oui, oui. Beaucoup n'en savait rien. Parce que je suis, certains diront, plutôt réservée, quelque peu timide, parfois introvertie... mais surtout, surtout, atteinte d'une grande maladie qui s'appelle le manque de confiance en soi. Et qui m'empêche de croire en mon talent... Ô , quelle terrible damnation ! Mais petit à petit, j'essaye de m'affirmer un peu. De ME faire comprendre que je préfère exister à travers mon rôle d'auteure plutôt qu'à travers n'importe quel autre rôle. Et qu'il faut bien le dire un peu si on veut que les autres le sachent... Le seul hic, c'est qu'on ne gagne pas sa croûte de pain, ni sa mie, ni son beurre, ni l'assiette du beurre avec ce rôle ! Ô, quelle terrible damnation (bis) ! Ô mon père ! Pourquoi m'avoir sculpté telle que je suis ! Ma vie aurait été tellement plus simple si vous me vouliasses médecin... M'enfin. Tout ça pour dire que veut, veut pas, avoir une quelconque reconnaissance des gens qui nous entourent c'est bien. Surtout quand ils vous font réaliser que c'est tout de même admirable d'avoir publié un livre (même deux). Alors que pour moi ça semble si facile et si commun...
Et puis cette semaine, je me suis aussi sentie utile. J'ai fait des photos de famille pour ma coloc d'antan... C'était assez intense puisque je n'ai point l'habitude de photographier les gens et que j'avais une p'tite angoisse qui me grugeait les trippes. Et malgré le fait que les photos auraient pu être encore-plus-que-parfaite. Et malgré le fait que je me suis scrappée l'épaule à force de tenir mon appareil à bout de bras. Moi, l'éternelle insatisfaite, j'ai quand même trouvé que j'avais réussi à prendre quelques clichés magiques. Et j'étais fière. Oui, oui, oui. Fière de moi. (Peut-être que bientôt, je vais avoir un ego plus gros que mon cul... Mais pour l'instant tout est sous contrôle. Je vous jure)
Et puis il y a eu les amis qui m'ont appelé pour me demander conseils. Et puis il y a eu les amis qui sont passés pour me dire qu'ils étaient toujours en vie. Et puis il y a eu les amis qui sont encore plus excités que moi à l'idée de faire un trip à New York dans quelques jours. Et puis il y a eu ma maman qui s'est battu avec moi avec tous les bonhommes-pas-fins du Canadian Tire. Et puis il y a eu les auteurs qui ont disjonctés avec moi dans le coin d'un kiosque. Et puis il y a eu les amis qui m'ont accompagné voir une pièce magistrale de 3h40 et qui ont mangé avec moi des sushis à 10h30 du soir en regardant du coin de l'oeil le beau Étienne Pilon et en bavant un peu sur le plancher du Théâtre d'aujourd'hui. Bref, cette semaine, je me suis sentie entourée. Et utile. Et aimer. Malgré mon célibat infini. Et ça m'a fait un bien plus qu'énorme. Comme un condensé d'amitié et d'admiration. De mots gentils et amoureux. Et j'aimerais que ça continue encore et encore. Parce que, sérieux... this feel goooooooood !
jeudi 27 novembre 2008
mardi 18 novembre 2008
La vie ! La maudite !
Pourquoi les décisions existent-elle ? J'ai une décision à prendre très bientôt qui va compléter influencer le reste de mon existence et le reste de ma vie (ou peut-être pas aussi). Et puis j'arrive pas à ne pas me poser de question. À juste me dire OK, j'fonce comme un bulldozer dans un champ de maïs plein de goélands. Non. J'arrive pas. J'pense aux roues de mon bulldozer, si elles sont bien gonflées. J'pense aux grains de maïs, s'ils sont prêts à être manger. J'pense aux goélands, est-ce que je vais en tuer, est-ce qu'ils vont vouloir se venger en me dévorant les yeux dans mon sommeil. Est-ce que, est-ce que, est-ce que ? Bon évidemment, vous aurez compris (enfin j'espère), qu'il s'agit ici d'une métaphore. Puisque déjà au départ, je ne possède pas de bulldozer, et encore moins d'un champ de maïs et comme je vis dans la merveilleuse ville de Montréal, les pigeons sont plus du genre à me côtoyer quotidiennement que les goélands. Néanmoins, mon questionnement reste similaire. Et je n'arrive toujours pas à prendre de décision. Même si ça tourne en rond dans ma tête depuis quelques jours. Même si je dis oui, des fois. Même si je dis non, parfois. Je réfléchis à tout cela et beaucoup trop. Au point que ça m'irrite et que je me demande comment je fais pour vivre avec moi même. Au point que ça m'irrite et que je comprends pourquoi je suis encore célibataire (qui oserait m'endurer dans ces moments d'éternels requestionnement existentiels). Et puis, j'ai beau demandé aux autres. J'arrive toujours pas à me faire une idée. Sacrée nom d'une araignée-en-chaleur ! Et puis je me dis que j'aimerais donc ça être comme mon amie Ju, qui est fonceuse et impulsive et qui agit. Elle, elle l'a l'affaire. Elle n'attend pas d'avoir une bible de remises en question et de doutes avant de passer à l'action. Et yien que pour ça je l'admire tout plein. Et je commence de plus en plus à donner raison à mon père qui disait (je ne sais pas si vous vous rappelez): c'est donc compliqué une fille. Évidemment que c'est compliqué une fille. Mais imaginez le scénario suivant : une fille qui essaye d'être femme tout en étant encore un tantinet naïve, un peu innocente et quelque peu (parfois) en manque de confiance en plus de ne pas encore être complètement accomplie parce qu'elle ne vit pas de sa folle passion et qui est une éternelle insatisfaite qui sourit à la vie souvent sauf les fois où la vie lui donne des claques et qu'alors elle déprime mais que ça lui arrive moins souvent qu'avant et qui aimerait conjuguer ses projets fous avec le travail tout en ne continuant pas vraiment à faire ce qu'elle fait mais en continuant à s'entourer de gens riches et intéressants dans sa vie quotidienne tout en se sentant valoriser et en respirant l'adrénaline de temps en temps jumeler au fait de continuer à prendre le temps de prendre son temps et de vouloir être un peu comme les autres mais en même temps pas trop. OK. Bon. Ben voilà. Maintenant vous me comprenez un peu mieux. Ou encore moins bien...
Et en attendant, j'hésite toujours... Que faire, que faire, que faire ? Ah ! La vie ! La maudite ! Elle nous en fait voir, elle nous en fait voir !
Et en attendant, j'hésite toujours... Que faire, que faire, que faire ? Ah ! La vie ! La maudite ! Elle nous en fait voir, elle nous en fait voir !
mercredi 12 novembre 2008
Le retour. Le radotage. Et la confusion.
Oulalala. Ça fait un sacré bail. Tellement un sacré bail que j'suis même pas sûre que j'sais vraiment encore quoi dire ni comment le dire. Mais là tout à coup à tournicailler dans mon lit parce que incapable dormir j'me suis dit que je pourrais revenir faire un tour sur ce sacré blogue que j'avions laissé de côté. Pis j'ai relu qq textes et j'ai remarqué qu'il y avait quand même (oui, oui, quand même) certaines redondances. D'ailleurs tant qu'à radoter, radotons. Je voulais vous dire qu'aujourd'hui mon vélo est kaput. Pas kaput-il-roulera-plus-jamais-et-il-est-foutu-mourru. Non. Pas ce genre de kaput-là. Il est kaput dans le genre-juste-assez-pour-plus-que-j'roule-avec-parce-que-c'est-trop-dangeureux. Il roule comme s'il était soûl-all-the-time. Et me donne donc des airs d'alcoolo du matin au soir. Faque vous vous doutez bien que j'ai été forcé d'appeler mon super réparateur de vélo. Et c'est bien rigolo parce que à chaque fois que le réparateur de vélo refait une apparition-spéciale-et-particulière, il y a toujours un événement-quelconque-mais-à-la-fois-confus qui arrive. La dernière fois j'avais recroisé mon ex. Et puis cette fois ben... M'enfin. J'pense que je m'aventure sur un terrain glissant. J'ose plus en dire trop. Parce que je sais plus trop qui me lit... M'enfin. J'ai encore eu un moment de douce confusion. Voilà tout ce que je peux en dire. Un moment de douce confusion et de douce incompréhension qui m'empêche de bien dormir. Puisque je suis du genre à me poser toujours des questions. Trop de questions. Tout le temps des questions. Et que c'est difficile de lâcher prise certaine chose ou certain gens. Sans vraiment comprendre pourquoi d'ailleurs... parce que j'essaye. J'essaye très, très fort. Mais ça ne marche pas. De passer à d'autres moutons. De jouer les indifférentes. De compenser par la bouffe, le chant, l'écriture. Il y a quand même de ses choses j'arrive pas à mettre de côté. Aller y comprendre quelque chose. Bon. Ça y est. Je me sens encore plus confuse que jamais. Et moi qui croyais que la réécriture de ce blogue allait me sauver. Me changer les idées. Me faire avancer. Et surtout. Surtout me donner le sommeil. Je constate que c'est pire que jamais. Je ne suis toujours pas déconfusionnée et je n'ai toujours pas baîllé. Bref, un échec lamentable pour ce jeudi minuit quarante neuf. Allez ! Je décroche quand même... Tiens j'vais aller me tirer au tarot... Question de voir si dans mon avenir, il n'y aurait quelques heures de dodo...
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