Pendant que Gertrude ma bouilloire siffle à en perdre haleine en me gueulant : «Puta madre ! Qué calor ! Tu vas-tu m’enlever de sur ce rond ben tôt ?». Ouais pendant ce temps-là j’suis couchée ben confortablement dans mon lit à penser à ce que je pourrais taper pis à penser que c’est vraiment une désolation que ma coloc soit pas dans cuisine là-là. Pis que j’vais être obligé de me lever quand même dans pas trop longtemps… Mais bon pendant ce temps-là, Gertrude la bouilloire continuer d’attirer l’attention. «Ta gueule Gertrude ! J’essaye d’écrire ! Ta gueule !». Mais non faut pas croire que j’suis folle. C’est pas parce que j’dis que ma Gertrude est une bouilloire, mon Gaston un vélo, mon Elvis un feu sauvage, ma Prospérine le lilas en pot mort sur mon balcon, qu’il faut nécessairement croire que j’suis folle. C’est juste que ça me fait sentir un peu plus pleine de monde autour de moi. Un peu plus pleine d’ami. Comme sur Facebook. Ah ! Oui! Facebook ! C’est donc là que je voulais en venir avec cette drôle d’intro…
Facebook et moi, c’est une relation amour-haine, haine-amour. On se comprend pas trop mais on peut pas s’empêcher de se fréquenter sur une base régulière. Mais là présentement, il me fait un peu chiasse le facebook. Gnagnagna moi j’ai plus d’amis que toi. Gnagnagna moi j’ai Tobie Pelletier comme ami pis pas toi. Gnagnagna moi j’ai gagné au Vampire fight pis toi t’as perdu. Mais ces temps-ci, facebook y fait plus chier pour sa catégorie relationship status : single ou in a relationship. La fierté de tous de passer à in a relationship, de faire gnagnagna et de l’officialiser par les liens sacré de l’espace web…
Sauf que là, moi, en tant que fière single, j’ai comme développé un drôle de syndrome. Le syndrome de la fouineuse. J’les check les candidats potentiels. Pis j’les watch. Comme une mini-maniaque : «Merde, que j’me dis ! Il est encore avec sa blonde. Ça pourrait pourtant être un bon parti…» ou «Shit ! Il vient de changer son statut. Fuck de fuck ! Il est in a relationship… Ça aurait pourtant pu être le père de mes 5 enfants…» ou encore «Oh ! Oh ! Oh ! Il est single ! J’attaque en douceur ou en catapulte ?» Ouais. J’en suis rendue là. À statistiquement évaluer le temps qui me reste avant que les candidats potentiels passent de single à in a relationship sous mon nez en trois quart de seconde. Pis à me demander : «Tsé le gars qui était dans mon cours d’espagnol en première de Cégep à qui j’ai déjà dit 3 fois bonjour dans la même session. Tsé ce gars-là qui était ben cute, j’pourrais peut-être le mettre dans mes amis facebook… pis l’inviter à prendre un verre en écrivant sur son wall, pour que vraiment tout le monde sache que j’suis en rut pis que si d’autres candidats auxquels je n’avais pas pensé voit ça… ben pour que eux autres aussi, ils fassent : ah ben ! r’garde donc est toujours single. » Voilà comment facebook deviendra bientôt par la force des choses fuckbook. Et qu’après chaque nouveau party, event, recontres, on facebookera de nouveaux amis d’amis pour éventuellement les fuckbooke pour éventuellement changer son statut à in a relationship et la section «they met each other on»: facebook, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Voilà ce soir à quoi j’pensais en parlant à ma bouilloire… J’me demandais sérieusement si j’mettais Gertrude sur facebook, est-ce qu’elle passerait de single à in a relationship avant ou après moi ? Mais bon là, la Gertrude, elle est bien chaude… et c’est le temps pour moi d’aller lui porter secours… Avant de mettre le feu à la baraque…Ou de trop m’enflammer sur un sujet qui a, dans le fin fond, vraiment aucune importance…
mercredi 31 octobre 2007
mardi 30 octobre 2007
Je hais les lundi...
Je hais les lundi.
Mais étrangement hier. Qui était un lundi. Étrangement, j'me suis presque émue à aimer ma journée. Moi ? Aimer un lundi ? What the fuck ? Serai-je malade-tout-croche-à-en-mourir-dans-pas-longtemps-et-à-profiter-au-maximum-des-derniers-instants-qui-me-restent ? Même pas. Il y a juste eu un appel surprise-sympa de lundi matin de bonne heure d'une amie pour me souhaiter : bon lundi ! Déjà, ça part mal pour vouloir commencer un mauvais lundi. Il y a juste eu la découverte-sympa que la saison des pommes-grenades était recommencée et que j'allais pouvoir tâcher ma couette blanche de ces merveilleux p'tits insectes croquants et savoureux qui habitent ce fruit exquis. Il y a eu la pulsion-sympa d'enfin sortir de ma dépression culinaire et de cuisiner dans la même soirée : du sole sauce aux agrumes, un riz cannelle-cardomone, un ragoût de boulettes style grand-moman, une salade de poivrons rôtie parsemé de graines de sésame de Corée, une croustade aux pommes, alouette ! Ce qui change drastiquement du bol de céréale habituel ou des toasts au beurre d'arachide (premier signe d'une dépression culinaire à long terme surtout quand cette combinaison est répétée plus d'une fois dans la même journée et plus de 8 fois dans la même semaine). Il y a juste eu un ou deux courriels-sympa de une ou deux personnes-sympa qui ont lu mon blogue et qui ont aimé. Et tout à coup, le lundi d'hier a semblé être un mardi ou un mercredi ou un jeudi ou un... enfin, tout à coup le lundi d'hier fut étrangement agréable.
P'tit vrac du mardi:
Lu: dans le journal de la fin de semaine, lu deux trucs. En premier, un p'tit article ayant pour titre : Mangeurs d'étoiles. J'ai trouvé ça beau. Ben poétique. Ça fait changement des titres habituels du genre: homme retrouvé noyé, incendie meurtrier, jeune fille battue à mort, etc. Mangeurs d'étoiles. Moi, j'trouve ça inspirant.
En deuxième, dans une lignée totalement différente, un article ayant pour titre: dix ans de prison pour une fellation. Bon finalement, le gars vient d'être libéré parce que les juges ont finalement trouvé que c'était un peu trop 10 ans. Surtout que la fille, même si elle était mineure, était consentante. Mais le gars a quand même purgé deux ans de prison pour ça. Moi, personnellement, j'trouve ça un peu exagéré... Yien qu'un peu...
À voir: Le Ring. Parce que c'est ma coloc qui l'a réalisé. Parce que c'est un sujet du tonnerre. Avec une performance magnifique de tous les acteurs. Parce que c'est différent de ce qui est réalisé au Québec. Parce que c'est le quartier Hochelaga-Maisonneuve dépeint avec âme et tripes. Parce que vous avez pas l'choix. Sinon j'vous parle plus.
Mais étrangement hier. Qui était un lundi. Étrangement, j'me suis presque émue à aimer ma journée. Moi ? Aimer un lundi ? What the fuck ? Serai-je malade-tout-croche-à-en-mourir-dans-pas-longtemps-et-à-profiter-au-maximum-des-derniers-instants-qui-me-restent ? Même pas. Il y a juste eu un appel surprise-sympa de lundi matin de bonne heure d'une amie pour me souhaiter : bon lundi ! Déjà, ça part mal pour vouloir commencer un mauvais lundi. Il y a juste eu la découverte-sympa que la saison des pommes-grenades était recommencée et que j'allais pouvoir tâcher ma couette blanche de ces merveilleux p'tits insectes croquants et savoureux qui habitent ce fruit exquis. Il y a eu la pulsion-sympa d'enfin sortir de ma dépression culinaire et de cuisiner dans la même soirée : du sole sauce aux agrumes, un riz cannelle-cardomone, un ragoût de boulettes style grand-moman, une salade de poivrons rôtie parsemé de graines de sésame de Corée, une croustade aux pommes, alouette ! Ce qui change drastiquement du bol de céréale habituel ou des toasts au beurre d'arachide (premier signe d'une dépression culinaire à long terme surtout quand cette combinaison est répétée plus d'une fois dans la même journée et plus de 8 fois dans la même semaine). Il y a juste eu un ou deux courriels-sympa de une ou deux personnes-sympa qui ont lu mon blogue et qui ont aimé. Et tout à coup, le lundi d'hier a semblé être un mardi ou un mercredi ou un jeudi ou un... enfin, tout à coup le lundi d'hier fut étrangement agréable.
P'tit vrac du mardi:
Lu: dans le journal de la fin de semaine, lu deux trucs. En premier, un p'tit article ayant pour titre : Mangeurs d'étoiles. J'ai trouvé ça beau. Ben poétique. Ça fait changement des titres habituels du genre: homme retrouvé noyé, incendie meurtrier, jeune fille battue à mort, etc. Mangeurs d'étoiles. Moi, j'trouve ça inspirant.
En deuxième, dans une lignée totalement différente, un article ayant pour titre: dix ans de prison pour une fellation. Bon finalement, le gars vient d'être libéré parce que les juges ont finalement trouvé que c'était un peu trop 10 ans. Surtout que la fille, même si elle était mineure, était consentante. Mais le gars a quand même purgé deux ans de prison pour ça. Moi, personnellement, j'trouve ça un peu exagéré... Yien qu'un peu...
À voir: Le Ring. Parce que c'est ma coloc qui l'a réalisé. Parce que c'est un sujet du tonnerre. Avec une performance magnifique de tous les acteurs. Parce que c'est différent de ce qui est réalisé au Québec. Parce que c'est le quartier Hochelaga-Maisonneuve dépeint avec âme et tripes. Parce que vous avez pas l'choix. Sinon j'vous parle plus.
dimanche 28 octobre 2007
Malgré les yeux qui chagrinent...
Elle avait les yeux qui coulaient.
Et pourtant aucun chagrin.
C'était ma grand-mère.
C'est ma grand-mère.
En fin de semaine. À qui j'ai rendu une visite express. Rapide. Le temps de partager un bol de céréales face-à-face. De lui montrer mes images de mon voyage aux iles cet été. De la faire rire. Une fois. Peut-être même deux. Le temps de partager avec elle le temps qu'il nous reste ensemble. Et qui chaque fois diminue un peu. Si précieux. Si condensé. De l'entendre me dire qu'elle ne peut plus déjeuner au comptoir de la cuisine comme avant parce qu'il est rendu trop haut... En sachant très bien toutes le deux que c'est plutôt elle qui rapetisse... À se demander d'ailleurs pourquoi elles s'appellent grands-mères ces p'tites femmes qui rétricissent devant nos yeux ? M'enfin. Je pourrais aussi commencer à me demander pourquoi les lapins ne font pas meuh. Pourquoi les plus gros boutons pullulent de bonheur le jour d'un premier rendez-vous. Pourquoi j'enlève toujours mes verres de contacts avant de chercher mes lunettes.
Elle avaient les yeux qui coulaient.
Et pourtant lumineux.
Quand je suis repartie.
En lui faisant la promesse de lui bâtir un mur de p'tits-enfants. Des portraits de tous nous autres de la famille qui appartenont à ce clan. Des photos. Sur ce mur. Derrière l'affreuse lampe-mobile beige qui fait un bruit immonde à chaque fois qu'on s'accroche dedans. Face à ce tableau du motorisé de mon grand-père sur fond de San Francisco années 70. Au-dessus du tapis vert qui ramasse trop la poussière. À côté du faux foyer en pierre. Un mur de petits-enfants souriants. Pour ma grand-mère. Qui malgré les yeux qui chagrinent, ne pleure jamais...
Et pourtant aucun chagrin.
C'était ma grand-mère.
C'est ma grand-mère.
En fin de semaine. À qui j'ai rendu une visite express. Rapide. Le temps de partager un bol de céréales face-à-face. De lui montrer mes images de mon voyage aux iles cet été. De la faire rire. Une fois. Peut-être même deux. Le temps de partager avec elle le temps qu'il nous reste ensemble. Et qui chaque fois diminue un peu. Si précieux. Si condensé. De l'entendre me dire qu'elle ne peut plus déjeuner au comptoir de la cuisine comme avant parce qu'il est rendu trop haut... En sachant très bien toutes le deux que c'est plutôt elle qui rapetisse... À se demander d'ailleurs pourquoi elles s'appellent grands-mères ces p'tites femmes qui rétricissent devant nos yeux ? M'enfin. Je pourrais aussi commencer à me demander pourquoi les lapins ne font pas meuh. Pourquoi les plus gros boutons pullulent de bonheur le jour d'un premier rendez-vous. Pourquoi j'enlève toujours mes verres de contacts avant de chercher mes lunettes.
Elle avaient les yeux qui coulaient.
Et pourtant lumineux.
Quand je suis repartie.
En lui faisant la promesse de lui bâtir un mur de p'tits-enfants. Des portraits de tous nous autres de la famille qui appartenont à ce clan. Des photos. Sur ce mur. Derrière l'affreuse lampe-mobile beige qui fait un bruit immonde à chaque fois qu'on s'accroche dedans. Face à ce tableau du motorisé de mon grand-père sur fond de San Francisco années 70. Au-dessus du tapis vert qui ramasse trop la poussière. À côté du faux foyer en pierre. Un mur de petits-enfants souriants. Pour ma grand-mère. Qui malgré les yeux qui chagrinent, ne pleure jamais...
vendredi 26 octobre 2007
jeudi 25 octobre 2007
Comme une pré-ado de 27 ans
Aujourd'hui mon père a lu mon blogue. Il m'a dit (entre autre ça et deux ou trois mots de plus):« le problème du blogue c'est de tenir absolument à écrire un texte chaque jour. Ce qui devient une punition quand écrire est une récompense. Alors minimum 2 ou trois fois par semaines me semble beaucoup plus intéressant».... Bon. Mon père est un homme, souvent, très intelligent.
Sauf que je l'écoutais pas à 17 ans quand il me demandait de faire le ménage de ma chambre. Alors pourquoi je l'écouterais aujourd'hui à 27 ans ? Pour l'instant, j'écris tous les jours parce que j'aime ça. C'est ma friandise du moment. Mon exutoire de quelques minutes. Ça me remplie toute pleine de je sais pas comment vous le décrire. Et puis j'le fais pour moi. Avant tout. En sachant pertinemment qu'il y pas un chat qui me lit. J'le fais pour moi, me, mon, je. Parce que j'suis égoiste comme ça. Par moment.
Et puis c'est bien d'avoir des révoltes ponctuelles comme ça contre ses parents et de ne pas suivre à la lettre leur conseil. Le sentiment de la pré-ado qui ne veut pas encore grandir... Tiens... Ça me donne presque le goût d'aller me faire percer le nombril...
Sauf que je l'écoutais pas à 17 ans quand il me demandait de faire le ménage de ma chambre. Alors pourquoi je l'écouterais aujourd'hui à 27 ans ? Pour l'instant, j'écris tous les jours parce que j'aime ça. C'est ma friandise du moment. Mon exutoire de quelques minutes. Ça me remplie toute pleine de je sais pas comment vous le décrire. Et puis j'le fais pour moi. Avant tout. En sachant pertinemment qu'il y pas un chat qui me lit. J'le fais pour moi, me, mon, je. Parce que j'suis égoiste comme ça. Par moment.
Et puis c'est bien d'avoir des révoltes ponctuelles comme ça contre ses parents et de ne pas suivre à la lettre leur conseil. Le sentiment de la pré-ado qui ne veut pas encore grandir... Tiens... Ça me donne presque le goût d'aller me faire percer le nombril...
mercredi 24 octobre 2007
Ce soir en noir et blanc
J'sais pas pourquoi mais ce soir. Comme là. Il y a peine deux minutes, j'me disais que j'aurais bien eu envie de passer ma soirée comme une actrice de film noir et blanc.
Assise dans son salon, les rideaux baissés laissant à peine passer les rayons obscurs du néon qui rend lentement l'âme, Sarah attend patiemment que sa salade de patates-fèves vertes refroidisse. Le vombrissement du frigo résonne dans toutes les pièces, laissant Sarah espérer qu'elle pourra manger bientôt sa salade de patates-fèves vertes extra mayonnaise. Soudain, le téléphone sonne. Sarah se lève et avance en se déhanchant légèrement jusqu'à l'engin sonore. «Qui peut m'appeler en ce mercredi sombre et non-orageux ?». Sarah se questionne. Mais incapable de faire deux choses à la fois (penser et marcher), Sarah ne se précipite pas assez rapidement sur le combiné. L'appeleur a raccroché. À la fois inquiète et intriguée, Sarah retourne s'asseoir sur son futon mou (musique de trompette langoureuse... oui, oui, oui, des trompettes langoureuses). Nerveuse, elle s'allume lentement une cigarette. La fumée envahit la pièce. Sarah attend toujours que sa salade patates-fèves vertes refroidisse... (musique de suspens laissant croire qu'il y aura une intrigue intrigante)
Bon. Faut définitivement que j'arrête d'écouter des vieux Truffaut les jours de semaine... ça donne trop le goût de vivre sa vie avec une musique de fond perpétuelle pis de frencher les garçons dans une ruelle quand on croise une police pour passer incognito...
Assise dans son salon, les rideaux baissés laissant à peine passer les rayons obscurs du néon qui rend lentement l'âme, Sarah attend patiemment que sa salade de patates-fèves vertes refroidisse. Le vombrissement du frigo résonne dans toutes les pièces, laissant Sarah espérer qu'elle pourra manger bientôt sa salade de patates-fèves vertes extra mayonnaise. Soudain, le téléphone sonne. Sarah se lève et avance en se déhanchant légèrement jusqu'à l'engin sonore. «Qui peut m'appeler en ce mercredi sombre et non-orageux ?». Sarah se questionne. Mais incapable de faire deux choses à la fois (penser et marcher), Sarah ne se précipite pas assez rapidement sur le combiné. L'appeleur a raccroché. À la fois inquiète et intriguée, Sarah retourne s'asseoir sur son futon mou (musique de trompette langoureuse... oui, oui, oui, des trompettes langoureuses). Nerveuse, elle s'allume lentement une cigarette. La fumée envahit la pièce. Sarah attend toujours que sa salade patates-fèves vertes refroidisse... (musique de suspens laissant croire qu'il y aura une intrigue intrigante)
Bon. Faut définitivement que j'arrête d'écouter des vieux Truffaut les jours de semaine... ça donne trop le goût de vivre sa vie avec une musique de fond perpétuelle pis de frencher les garçons dans une ruelle quand on croise une police pour passer incognito...
mardi 23 octobre 2007
La voie facile de l'orgasme
La voie facile de l'orgasme ou comment atteindre un bohneur spontané mais ô comment temporaire. Voilà un des nombreux sujets de conversation abordé lors des 5 appels téléphoniques faits ce soir pour combattre cette solititude automnale qui s'empare de moi...
Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de droguer les matous des ruelles à l'herbe à chat et de se tordre de rire pendant cinq minutes en les regardant se tortiller dans tous les sens. Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de constater qu'en empruntant le i-pod de sa coloc pour faire son jogging, on allait tomber sur des cours d'arabe en 10 versions (et que ça allait vraiment nous faire rigoler). Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de regarder pendant 3 minutes le vidéo réalisé par un ami d'un écureuil dans un parc qui fait des p'tits pas de salsas. Des bonheurs qui durent un peu plus longtemps que le bonheur spontané mais ô comment temporaire de l'orgasme... Et moi, grande amazone guerrière que je suis. je choisis la voie ardue des bonheurs inusités et moins facilement accessibles...
Voilà. Je savais bien qu'avec un titre comme ça, j'allais m'attirer plus de lecteurs... En attendant, un p'tit vrac du mardi:
Vu: Le peuple invisible de Richard Desjardins, sur la nation algonquine. Très dense en contenu. Beaucoup d'informations variées. Des fois trop. J'ai l'éponge cervicale qui a saturé à la moitié du docu. Du déjà entendu comme du jamais vu. On ressort avec l'impression d'être une grosse chienne de crosseuse de blanche et avec un terrible sentiment d'impuissance de ne pas pouvoir, moi, grande amazone guerrière que je suis, changer les choses. Le traitement visuel est très pauvre (avec mon oeil de photographe, j'aime bien les trucs un peu plus léchés) mais pour le sujet abordé ça vaut la peine de le voir une, deux et même trois fois (si on veut vraiment retenir tout ce qui est dit). Parce que c'est bon de savoir... pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Entendu: Mon mec à moi de Patricia Kaas. Ça faisait longtemps. Pas pu m'empêcher de faire des oh ! ah ! uh ! ih ! de joies et de fredonner l'air à tue-tête coin Drolet / Jean-Talon.
Lu: une de ces lettres que j'écris mais que je n'envoie pas... Ça m'arrive souvent quand j'ai des crottes sur le coeur pis que j'arrive pas à dire ce que je veux dire à certaines personnes. Faque je l'écris. Décidément, j'ai du talent... et je m'aime dans ce temps-là. Constat du jour.
Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de droguer les matous des ruelles à l'herbe à chat et de se tordre de rire pendant cinq minutes en les regardant se tortiller dans tous les sens. Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de constater qu'en empruntant le i-pod de sa coloc pour faire son jogging, on allait tomber sur des cours d'arabe en 10 versions (et que ça allait vraiment nous faire rigoler). Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de regarder pendant 3 minutes le vidéo réalisé par un ami d'un écureuil dans un parc qui fait des p'tits pas de salsas. Des bonheurs qui durent un peu plus longtemps que le bonheur spontané mais ô comment temporaire de l'orgasme... Et moi, grande amazone guerrière que je suis. je choisis la voie ardue des bonheurs inusités et moins facilement accessibles...
Voilà. Je savais bien qu'avec un titre comme ça, j'allais m'attirer plus de lecteurs... En attendant, un p'tit vrac du mardi:
Vu: Le peuple invisible de Richard Desjardins, sur la nation algonquine. Très dense en contenu. Beaucoup d'informations variées. Des fois trop. J'ai l'éponge cervicale qui a saturé à la moitié du docu. Du déjà entendu comme du jamais vu. On ressort avec l'impression d'être une grosse chienne de crosseuse de blanche et avec un terrible sentiment d'impuissance de ne pas pouvoir, moi, grande amazone guerrière que je suis, changer les choses. Le traitement visuel est très pauvre (avec mon oeil de photographe, j'aime bien les trucs un peu plus léchés) mais pour le sujet abordé ça vaut la peine de le voir une, deux et même trois fois (si on veut vraiment retenir tout ce qui est dit). Parce que c'est bon de savoir... pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Entendu: Mon mec à moi de Patricia Kaas. Ça faisait longtemps. Pas pu m'empêcher de faire des oh ! ah ! uh ! ih ! de joies et de fredonner l'air à tue-tête coin Drolet / Jean-Talon.
Lu: une de ces lettres que j'écris mais que je n'envoie pas... Ça m'arrive souvent quand j'ai des crottes sur le coeur pis que j'arrive pas à dire ce que je veux dire à certaines personnes. Faque je l'écris. Décidément, j'ai du talent... et je m'aime dans ce temps-là. Constat du jour.
lundi 22 octobre 2007
La première fois c'est toujours étrange
La première fois qu'on fait quelque chose c'est toujours étrange. Parfois savoureux. Comme le premier morceau de chocolat que votre grand-père pose sur votre langue. Parfois enivrant. Comme le premier baiser qu'un garçon pose sur votre bouche. Parfois paniquant. Comme la première fois qu'un médecin vous suggère l'ablation de l'intestin.
La première fois qu'on écrit sur un blogue c'est un peu beaucoup de parfois différents. Parfois incertain parce qu'on sait que jamais dans sa vie on a réussi à tenir un journal intime plus que 3 semaines. Alors comment réussira-t-on à tenir un blogue. Parfois comique parce qu'on se demande bien qu'est-ce qu'on a de plus intéressant que les autres à raconter. Parfois inspirant parce qu'on se force à se donner le temps d'écrire (chose qu'on adore vraiment vraiment).
Alors pour cette première fois, je ferai ça short and sweet (de toute façon, d'après un article de Josée Blanchette écrit il y a quelques semaines dans le Devoir, les quickies seraient très tendances!).
Je dirais donc ceci: aujourd'hui, ma journée fut sans saveur, comme les repas midi de cafétaria. Le genre de journée où on se demande vraiment pourquoi on est là. Où rien n'est doux et merveilleux comme la journée d'hier à marcher au soleil et à trainasser pendant des heures au Byblos avec une copine et à aller voir un film merveilleux qui finit trop vite (La visite de la fanfare). Aujourd'hui, ma journée sans goût et sans saveur m'a décidément laissée sur mon appétit et j'ai la sensation un peu étrange d'avoir un drôle d'arrière-goût coincé au fond d'la gorge avant de me coucher... et je n'aime pas. Alors là vraiment pas...
La première fois qu'on écrit sur un blogue c'est un peu beaucoup de parfois différents. Parfois incertain parce qu'on sait que jamais dans sa vie on a réussi à tenir un journal intime plus que 3 semaines. Alors comment réussira-t-on à tenir un blogue. Parfois comique parce qu'on se demande bien qu'est-ce qu'on a de plus intéressant que les autres à raconter. Parfois inspirant parce qu'on se force à se donner le temps d'écrire (chose qu'on adore vraiment vraiment).
Alors pour cette première fois, je ferai ça short and sweet (de toute façon, d'après un article de Josée Blanchette écrit il y a quelques semaines dans le Devoir, les quickies seraient très tendances!).
Je dirais donc ceci: aujourd'hui, ma journée fut sans saveur, comme les repas midi de cafétaria. Le genre de journée où on se demande vraiment pourquoi on est là. Où rien n'est doux et merveilleux comme la journée d'hier à marcher au soleil et à trainasser pendant des heures au Byblos avec une copine et à aller voir un film merveilleux qui finit trop vite (La visite de la fanfare). Aujourd'hui, ma journée sans goût et sans saveur m'a décidément laissée sur mon appétit et j'ai la sensation un peu étrange d'avoir un drôle d'arrière-goût coincé au fond d'la gorge avant de me coucher... et je n'aime pas. Alors là vraiment pas...
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