mercredi 30 avril 2008
Ces semaines mono-émotionnelles
Cette semaine, c’est une semaine mono-émotionnelle. Des fois, il y a des journées mono-émotionnelles. Ou des heures mono-émotionnelles. Mais les semaines mono-émotionnelles, c’est vraiment les pires. Le genre de semaine où on se dit : «Fuck, ma vie es-tu plate à ce point là?». Le genre de semaine où on s’emmerde au bureau, on s’emmerde dans son bain, on s’emmerde dans son lit, on s’emmerde, point. Le genre de semaine où la démotivation est à l’honneur. Où on n’a pu le goût de faire ce qu’on fait. Mais où on n’a pas non plus envie de faire d’autre chose. Le genre de semaine où la platitude la seule et unique émotion à vivre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. N’importe quoi devient vraiment trop forçant. Je me regarde dans le miroir et j’ai les sourcils bas. Le genre de semaine où j’ai pas sorti mon tube de mascara une seule fois. Parce que c’est le genre de semaine où j’me dis :«Fuck, à quoi bon, c’est sûrement pas dans mon sous-sol amianteux du boulot que j’vais rencontrer l’homme de ma vie…». En tout cas, ce genre de semaine-là. Où le seul soubresaut de soi-disant bonheur, c’est quand, durant la game des Canadiens que je regarde sur ma télé pas de câble (ce qui fait que je ne vois pas 10 joueurs sur la glace mais à peu près 40 à cause de mes oreilles de lapin inajustables), ben le seul soubresaut de bonheur c’est quand ils passent proche de compter un but. Pis finalement non. Juste pour me rappeler que j’suis vraiment dans une semaine mono-émotionnelle… Qui me donne juste le droit d’être plate pis de trouver ça plate…. Vivement que vendredi arrive ! Vraiment !
vendredi 25 avril 2008
6 constats du jour (pour ceux qui n'ont rien d'autres à lire)
Constat un : je ne serai jamais une artiste. sauf quand vient le temps de décorer avec orginalité mon gâteau aux bananes.
Constat deux : c'est bien de dire des choses biens. surtout aux gens qu'on trouve bien. et sans attendre, bien sûr, quoique ce soit en retour.
Constat trois : passer la moppe dans mon appart aide définitivement à mon bonheur quotidien. et à mon hygiène pédestre (?).
Constat quatre : ne pas passer une heure et demi dehors sur une terrasse un 26 avril 2008 à 21h00. à moins de vouloir attraper la grippe. et de vouloir qq jours de maladie la semaine suivante.
Constat cinq: voir une chorégraphie de danse assise dans un lit avec une dizaine d'inconnus à ses côtés dans une chambre obscure avec un gars en bobette qui se pitch dans le coin d'un mur derrière une télé qui joue la version française du film Herbie, la cocinelle est une expérience intéressante... et recommandable....
Constat six: même quand on sait pas trop quoi dire dans son blog, on finit toujours pas trouver...
Constat deux : c'est bien de dire des choses biens. surtout aux gens qu'on trouve bien. et sans attendre, bien sûr, quoique ce soit en retour.
Constat trois : passer la moppe dans mon appart aide définitivement à mon bonheur quotidien. et à mon hygiène pédestre (?).
Constat quatre : ne pas passer une heure et demi dehors sur une terrasse un 26 avril 2008 à 21h00. à moins de vouloir attraper la grippe. et de vouloir qq jours de maladie la semaine suivante.
Constat cinq: voir une chorégraphie de danse assise dans un lit avec une dizaine d'inconnus à ses côtés dans une chambre obscure avec un gars en bobette qui se pitch dans le coin d'un mur derrière une télé qui joue la version française du film Herbie, la cocinelle est une expérience intéressante... et recommandable....
Constat six: même quand on sait pas trop quoi dire dans son blog, on finit toujours pas trouver...
jeudi 24 avril 2008
Aujourd'hui je suis fière de moi...
Aujourd'hui j'suis fière de moi. Aujourd'hui, j'suis fière de moi parce hier. Hier, je me suis enfin bottée les fesses pour aller à la piscine. Je ne suis pas sportive. Et encore moins quand il s'agit de jouer dans l'eau. Je suis plutôt du genre à mettre une bouée de sauvetage avant de traverser un pont en voiture. Ça vous donne une idée. Mais je ne sais pas pourquoi depuis une semaine j'me disais qu'une p'tite trempette me ferait sûrement du bien. Et donc, à chaque jour, je me suis acharnée à retourner sur le site web de la ville de montréal pour trouver les horaires. Mais surtout pour me trouver des bonnes excuses pour ne pas être disponibles dans ces eaux-là....
Mais hier j'étais à bout de prétexte. Et après avoir passé quelques coups de fils à quelques amis (3), j'ai dû me rendre à l'évidence que je menais une existence pathétique et que tout le monde avait quelque chose à faire sauf moi... Je suis donc allée à la piscine. Et ce fut la découverte du siècle. D'abord parce que j'ai découvert des muscles de bras dont je ne soupçonnais même pas l'existence...mais qui m'ont fait savoir assez rapidement leur présence. Ensuite, parce que après huit longeurs (entre lesquelles je prenais de courtes pauses de reprises de souffle), je me suis rendue compte que j'avais un cardio vraiment vraiment vraiment peu tenace et qu'il fallait remédier à la situation rapidement. Et finalement... parce que je n'ai pas eu peur. J'ai fait des longueurs gracieuses jusque dans les profondeurs de la piscine sans me ronger les ongles jusqu'au sang. Le tout sans bouée de sauvetage ou de nouilles spaghettis en styromousse pour me soutenir. Bref, j'étais fière de moi. Rackée comme un boeuf qui vient de passer dans le hachoir à viande. Mais mouillée et fière. Tel le petit canard dans un aquarium....
Mais hier j'étais à bout de prétexte. Et après avoir passé quelques coups de fils à quelques amis (3), j'ai dû me rendre à l'évidence que je menais une existence pathétique et que tout le monde avait quelque chose à faire sauf moi... Je suis donc allée à la piscine. Et ce fut la découverte du siècle. D'abord parce que j'ai découvert des muscles de bras dont je ne soupçonnais même pas l'existence...mais qui m'ont fait savoir assez rapidement leur présence. Ensuite, parce que après huit longeurs (entre lesquelles je prenais de courtes pauses de reprises de souffle), je me suis rendue compte que j'avais un cardio vraiment vraiment vraiment peu tenace et qu'il fallait remédier à la situation rapidement. Et finalement... parce que je n'ai pas eu peur. J'ai fait des longueurs gracieuses jusque dans les profondeurs de la piscine sans me ronger les ongles jusqu'au sang. Le tout sans bouée de sauvetage ou de nouilles spaghettis en styromousse pour me soutenir. Bref, j'étais fière de moi. Rackée comme un boeuf qui vient de passer dans le hachoir à viande. Mais mouillée et fière. Tel le petit canard dans un aquarium....
mardi 22 avril 2008
Histoire d'un début d'alcoolisme et d'un vélo capricieux et hommage aux gens qui nous font du bien (dont les réparateurs de vélo)...
Je commence à comprendre les origines de l'alcoolisme. La source profonde et exacte de tout bon alcoolique part d'une quelconque solitude nonchalante où on se dit tient j'ai personne avec qui jaser, j'ai déjà torché le comptoir de ma cuisine trois fois en moins de vingt minutes, j'ai pas le goût de me forcer à écouter des conneries plates à la télé, mais alors qu'est-ce que je pourrais faire ? Ben oui... Prendre un bon p'tit verre sur ma simili terrasse arrière en regardant la boule rose-rouge-orange se coucher à l'horizon. C'est comme ça qu'aujourd'hui, j'ai constaté que je commençais lentement à sombrer dans les abysses du verre rédempteur qui soulage le célibat récent. Mais ne vous en faites pas puisque moi-même je ne m'en fais pas... J'ai, intégré quelque part en moi, un baromètre de contrôle infailible qui fait que alcoolique et/ou fumeuse et/ou dépendante aux drogues et/ou dépendantes au sexe et/ou chocolafolle, je ne serai jamais complètement. Et heureusement d'ailleurs...
Alors aujourd'hui pour décompresser de ma journée mais surtout pour me remettre de mes émotions je me suis pris un bon grand verre de cidre... Puisque la chaîne de ce vélo que j'aime tant avait lâché et était resté VRAIMENT jamer pour la deuxième fois en moins de 24 heures et que donc j'avais dû revenir du boulot en marchant une bonne partie du trajet. Sacré vélo de mes deux. C'est une relation amour-haine/haine-amour entre lui et moi. Hier soir quand il m'avait joué la même comédie, je me suis dit qu'il avait dû être tout emoustillé de la victoire des Canadiens et que c'était un symptôme passager. Et donc arrivée à l'appart hier, avec l'aide de ma coloc sympa et de son chum ben fin, on s'est mis dans un ouvrage de décarcération de bike. Pis une fois les mains devenues aussi noires que mon trou de cul la nuit sous les couvertures, ben une fois ça, on a finalement réussi à le remettre en état. Jusqu'à aujourd'hui 17h45 où il m'a encore joué un vilain tour. Il n'en fallait pas plus pour que j'appelle le réparateur de vélo.
Aaaaaahhhhh ! Le réparateur de vélo. Ouiiiiiiii ! Le réparateur de vélo. C'est ça que ça me prend. Un réparateur de vélo. Tout le temps. Dans la vie de tous les jours. Un garçon qui s'occupe de mon vélo. Qui me dit: «Hum, t'as un problème, j'vais te le régler. Continue de vaquer à tes occupations pendant que j'te lubrifie cette belle chaîne-là.» Un réparateur de vélo. Qui me dit : «J'sais pas il est où ton problème mais m'a te trouver la solution, baby.» Aaaahhhh ! Un réparateur de vélo. Qui me dit: «Laisse poupée, j'vais le descendre pour toé, ton beau bike.» Et qui d'une seule main prends mon vélo comme s'il avait le poids d'un dix sous et le descend en même temps qu'un autre vélo, tout ça avec la facilité la plus décapante. Aaaaahhhh ! Un réparateur de vélo. Le fantasme. Le rêve. Un réparateur de vélo. Qui pourrait un peu m'prendre pis twister mes écrous pis me secouer de l'intérieur pis réajuster mon p'tit coeur. Bon... Faque oui... Mon réparateur de vélo, il est bien cute, pis ben fin, pis ben grand, pis ben beau, pis ben bon, pis ben d'agrément. Pis grâce à ses talents caché en moins d'un claquement de doigts il avait ce que tout bon réparateur de vélo fait, c'est à dire réparer mon vélo. C'est vous dire à quel point il est merveilleux. Pis quand j'suis revenue sur mon vélo ce soir, qui roulait à toute vitesse et comme un charme, j'me trouvais ben drôle. Parce que j'me voyais la semaine prochaine en train de désespérement vouloir me trouver un prétexte pour revoir le réparateur de vélo... Et être en train de péter des bouteilles en verre sur mon pneu arrière pour provoquer une crevaison du tonnerre, crisser à multiples reprises mon dérailleur dans le blender, couper par inadvertance avec une scie mécanique mes freins... Bref, me trouver des excuses. Mais je pense aussi que mon réparateur de vélo peut seulement rester mon réparateur de vélo. Celui qui répond à toutes mes demandes (enfin presque)... Sans trop me demander en retour... Et puis je peux l'ajouter à la longue liste de gens qui me font du bien : mon p'tit vendeur au vidéo, le marchand de chou-fleur, le viet du coin d'la rue, le boucher plein de bonnes idées. Oui, ces gens-là. Qui sont beaux. Qui sourient. Qui nous conseillent. Et qui nous font vraiment du bien. Sans que ce soit trop compliqué.
Alors aujourd'hui pour décompresser de ma journée mais surtout pour me remettre de mes émotions je me suis pris un bon grand verre de cidre... Puisque la chaîne de ce vélo que j'aime tant avait lâché et était resté VRAIMENT jamer pour la deuxième fois en moins de 24 heures et que donc j'avais dû revenir du boulot en marchant une bonne partie du trajet. Sacré vélo de mes deux. C'est une relation amour-haine/haine-amour entre lui et moi. Hier soir quand il m'avait joué la même comédie, je me suis dit qu'il avait dû être tout emoustillé de la victoire des Canadiens et que c'était un symptôme passager. Et donc arrivée à l'appart hier, avec l'aide de ma coloc sympa et de son chum ben fin, on s'est mis dans un ouvrage de décarcération de bike. Pis une fois les mains devenues aussi noires que mon trou de cul la nuit sous les couvertures, ben une fois ça, on a finalement réussi à le remettre en état. Jusqu'à aujourd'hui 17h45 où il m'a encore joué un vilain tour. Il n'en fallait pas plus pour que j'appelle le réparateur de vélo.
Aaaaaahhhhh ! Le réparateur de vélo. Ouiiiiiiii ! Le réparateur de vélo. C'est ça que ça me prend. Un réparateur de vélo. Tout le temps. Dans la vie de tous les jours. Un garçon qui s'occupe de mon vélo. Qui me dit: «Hum, t'as un problème, j'vais te le régler. Continue de vaquer à tes occupations pendant que j'te lubrifie cette belle chaîne-là.» Un réparateur de vélo. Qui me dit : «J'sais pas il est où ton problème mais m'a te trouver la solution, baby.» Aaaahhhh ! Un réparateur de vélo. Qui me dit: «Laisse poupée, j'vais le descendre pour toé, ton beau bike.» Et qui d'une seule main prends mon vélo comme s'il avait le poids d'un dix sous et le descend en même temps qu'un autre vélo, tout ça avec la facilité la plus décapante. Aaaaahhhh ! Un réparateur de vélo. Le fantasme. Le rêve. Un réparateur de vélo. Qui pourrait un peu m'prendre pis twister mes écrous pis me secouer de l'intérieur pis réajuster mon p'tit coeur. Bon... Faque oui... Mon réparateur de vélo, il est bien cute, pis ben fin, pis ben grand, pis ben beau, pis ben bon, pis ben d'agrément. Pis grâce à ses talents caché en moins d'un claquement de doigts il avait ce que tout bon réparateur de vélo fait, c'est à dire réparer mon vélo. C'est vous dire à quel point il est merveilleux. Pis quand j'suis revenue sur mon vélo ce soir, qui roulait à toute vitesse et comme un charme, j'me trouvais ben drôle. Parce que j'me voyais la semaine prochaine en train de désespérement vouloir me trouver un prétexte pour revoir le réparateur de vélo... Et être en train de péter des bouteilles en verre sur mon pneu arrière pour provoquer une crevaison du tonnerre, crisser à multiples reprises mon dérailleur dans le blender, couper par inadvertance avec une scie mécanique mes freins... Bref, me trouver des excuses. Mais je pense aussi que mon réparateur de vélo peut seulement rester mon réparateur de vélo. Celui qui répond à toutes mes demandes (enfin presque)... Sans trop me demander en retour... Et puis je peux l'ajouter à la longue liste de gens qui me font du bien : mon p'tit vendeur au vidéo, le marchand de chou-fleur, le viet du coin d'la rue, le boucher plein de bonnes idées. Oui, ces gens-là. Qui sont beaux. Qui sourient. Qui nous conseillent. Et qui nous font vraiment du bien. Sans que ce soit trop compliqué.
mardi 15 avril 2008
Étrangement
J'étais sûre que j'allais m'en sortir indemne. Des relations échouées. Ne rien en garder. Les effacer. Et recommencer en neuf. Même je constate, ce soir, que j'en reste marqué. À chaque fois un petit peu. À chaque fois le moi change et n'est plus tout à fait le même parce qu'impregné par les habitudes de l'autre. Même si l'autre n'y est plus. Par exemple, étrangement, moi fille bordélique-plus-que-pas-possible, je fais maintenant ma vaisselle au fur et à mesure. Normal me direz-vous. Tout être humain le moindrement intelligent agit de cette façon plus que sensée. Ben non, voyez-vous. Pas moi. Moi, avant, j'avais la fâcheuse habitude de laisser la vaisselle trainer. Souvent dans l'évier. Mais aussi sous la table de chevet. Dans la salle de bain. Sur le dessus de la télé. Je le fais de moins en moins. Je la ramasse. Et la lave. Au fur et à mesure. Je vous jure. Et à chaque fois que je pose le geste, je me pose cette question: mais où elle est passé la fille que je connaissais ? celle qui attendait que la crasse sèche assez pour qu'elle s'émiette et qu'un seul coup de balayeuse suffise pour que le tout redevienne net-propre-sec. Dans mes gestes et dans mes actes, parfois, je ne me reconnais plus. Je vois l'autre. Je vois l'autre dans ce qu'il était. Dans sa façon de faire les choses qui des fois me déboussolait. Et c'est à ce moment-là que je comprends. Que je comprends que malgré l'absence de l'autre. Malgré le fait qu'il n'y a plus de nous. Il y aura toujours encore un peu de lui en moi. Un peu de ce qu'il était. Et de ce que je suis devenue. Un peu différement, évidemment. Mais quand même tatouées dans le fin-fond de moi ces petites manies (et autres balivernes) qui ne m'appartiennent pas et qui sont désormais miennes. Étrangement.
lundi 14 avril 2008
Je ne suis plus amoureuse et je le suis...
Je ne suis plus amoureuse. J'ai laissé un homme. Mon homme. Pour des raisons qu'évidemment je n'ai pas envie de bloger. Je suis donc de retour avec M. Célibat depuis quelques jours (13 pour être exacts). Ce qui fait que:
1- Je devrais redevenir assidue de mon blog (et essayer d'y écrire plus qu'une fois par mois)
2- Je redeviens work-a-olic et je reste au bureau bien dépasser les heures normales (sans remords et parfois même avec joie)
3- Je dérange les copains-copines pour : aller voir la super pièce de théâtre branchouille, faire une partie de quille, partager le gâteau triple chocolat que j'ai cuisiné pour manger mes émotions (avant que la culpabilité de fille du j'vais-être-full-grosse-si-j'mange-toute-ça embarque)
4- J'ai beaucoup plus (trop) de temps à moi. Exemple ? Ce soir j'ai reprisé les trous dans mes pairs de bas (what the f...?). Chose évidemment jamais expérimenté auparavant. Mais ô combien satisfaisante et pro-environnemental. C'est pas parce que t'es troué que t'es plus bon à rien. C'est un peu la leçon à en tirer... Pis avant-hier j'ai reprisé les boutons manquants sur mon manteau d'hiver (bon, avec un peu de retard... mais comme ça à la première tempête de l'hiver prochain j'vais être en bouton-armé) et recousu camisole et t-shirt dans le besoin. Autre exemple ? Ce soir (aussi), j'ai fait de la compote de pomme maison, de la purée de carotte/patate, un potage au panais pis un tofu-riz-sauce-tomate. Quoi d'autre ? J'ai aussi déposé une demande pour exposer dans une maison de la culture, envoyer deux photos pour une expo à Québec, fait mon rapport de voyage de Bruxelles que je devais faire depuis des lustres, rangé mon tiroir à peinture et pinceau et autres matériaux divers, organisé un cartable avec séparateurs où chaque partie correspond à la catégorie suivante: compte visa, bordereau de dépôt de paye, compte de la banque montréal, factures autres. Sérieusement, faut vraiment être dans un état lamentable pour en arriver jusque là (et bien alors lamentable je suis... et je l'assume... enfin presque).Pis finalement ? J'ai recommencé à écrire. Un peu. Tranquillement. Et j'aime ça. Et j'm'aime. Pis j'ai recommencé à lire. À lire le blog de mon amie. Qui m'inspire toujours tout-le-temps pis que si elle elle avait pas de blog ben moi j'en aurais sûrement pas. Parce que j'suis une suiveuse (mais une suiveuse-curieuse-donc-plus-motivée). Pis j'essaye de prendre soin de mon chat, de mon comptoir de cuisine, de mes serviettes, de mon ordi, de moi... J'essaye de m'aimer à défaut d'être amoureuse d'un autre. C'est pas toujours facile. Il y a les p'tites montées de larmes spontanées. Celles qui disent j'vais finir comme une vieille torche de vieille fille. Il y a les lamentations aggressives. Celles qui disent t'es jamais contente de ce que t'as, maudite niaiseuse. Il y a les compliments amoureux. Ceux qui disent t'es belle, t'es bonne, t'es intelligente, t'es la meilleure. Il y a le constat de la fille de vingt-sept. Celui qui dit veux, veux pas, fille, quand t'es avec homme, t'es pas mal plus forte pis pas mal plus battante, faque stp, reste pas trop longtemps tu seule. Pis il y a le temps. Qui dit prends ton temps. Ça viendra. Calme-toi. Pis en attendant, il y aura toujours une paire de bas trouée qui ne demandera qu'à être reprisée...
5- Je suis un peu plus jalouse que d'habitude. Jalouse des amies qui vont habiter avec leur chum. Jalouse des couples qui se french dans la rue. Jalouse des femmes enceintes qui vont s'acheter des maisons. Jalouse de moi pas être rendue là. Pis jalouse parce que moi pas prête à tout ça.
6-Et puis...finalement... j'suis en train de tomber amoureuse de tout et n'importe quoi. Par exemple, la semaine dernière j'ai trouvé deux chaises dans la rue, deux jours différents à deux endroits différents. Et je les ai tout de suite aimées (parce que pour ceux qui le savait pas j'suis une amoureuse de chaises). Faque j'ai pas hésité deux secondes à les prendre sous mon aile (ou plutôt sous mes aisselles). Le problème c'est que j'commence à être rendue avec un peu trop de chaises (10) pour mon 4 1/2. Et qu'elles commencent à s'empiler dans le coin de ma chambre... Comme un mobile géant de bois partant du plancher au lieu du plafond. Pis en fin de semaine, j'suis tombée (ou plutôt retombée) amoureuse de mon vélo. Je l'ai fait arranger et il roule comme dans du beurre avec des ailes de goélands pour le propulser. Je l'adore. Mon peugeot-léger-bleu. J'me sens libre. Pis bien. J'le chevauche avec joie tous les matins. Et le soir, il m'attend patiemment quand je sors du bureau. Mon peaugeot-léger-bleu. J'en suis follement amoureuse...
Alors je ne suis plus amoureuse et je le suis un peu tout le temps. Parce que sinon, vraiment, elle serait là pourquoi la vie ?
1- Je devrais redevenir assidue de mon blog (et essayer d'y écrire plus qu'une fois par mois)
2- Je redeviens work-a-olic et je reste au bureau bien dépasser les heures normales (sans remords et parfois même avec joie)
3- Je dérange les copains-copines pour : aller voir la super pièce de théâtre branchouille, faire une partie de quille, partager le gâteau triple chocolat que j'ai cuisiné pour manger mes émotions (avant que la culpabilité de fille du j'vais-être-full-grosse-si-j'mange-toute-ça embarque)
4- J'ai beaucoup plus (trop) de temps à moi. Exemple ? Ce soir j'ai reprisé les trous dans mes pairs de bas (what the f...?). Chose évidemment jamais expérimenté auparavant. Mais ô combien satisfaisante et pro-environnemental. C'est pas parce que t'es troué que t'es plus bon à rien. C'est un peu la leçon à en tirer... Pis avant-hier j'ai reprisé les boutons manquants sur mon manteau d'hiver (bon, avec un peu de retard... mais comme ça à la première tempête de l'hiver prochain j'vais être en bouton-armé) et recousu camisole et t-shirt dans le besoin. Autre exemple ? Ce soir (aussi), j'ai fait de la compote de pomme maison, de la purée de carotte/patate, un potage au panais pis un tofu-riz-sauce-tomate. Quoi d'autre ? J'ai aussi déposé une demande pour exposer dans une maison de la culture, envoyer deux photos pour une expo à Québec, fait mon rapport de voyage de Bruxelles que je devais faire depuis des lustres, rangé mon tiroir à peinture et pinceau et autres matériaux divers, organisé un cartable avec séparateurs où chaque partie correspond à la catégorie suivante: compte visa, bordereau de dépôt de paye, compte de la banque montréal, factures autres. Sérieusement, faut vraiment être dans un état lamentable pour en arriver jusque là (et bien alors lamentable je suis... et je l'assume... enfin presque).Pis finalement ? J'ai recommencé à écrire. Un peu. Tranquillement. Et j'aime ça. Et j'm'aime. Pis j'ai recommencé à lire. À lire le blog de mon amie. Qui m'inspire toujours tout-le-temps pis que si elle elle avait pas de blog ben moi j'en aurais sûrement pas. Parce que j'suis une suiveuse (mais une suiveuse-curieuse-donc-plus-motivée). Pis j'essaye de prendre soin de mon chat, de mon comptoir de cuisine, de mes serviettes, de mon ordi, de moi... J'essaye de m'aimer à défaut d'être amoureuse d'un autre. C'est pas toujours facile. Il y a les p'tites montées de larmes spontanées. Celles qui disent j'vais finir comme une vieille torche de vieille fille. Il y a les lamentations aggressives. Celles qui disent t'es jamais contente de ce que t'as, maudite niaiseuse. Il y a les compliments amoureux. Ceux qui disent t'es belle, t'es bonne, t'es intelligente, t'es la meilleure. Il y a le constat de la fille de vingt-sept. Celui qui dit veux, veux pas, fille, quand t'es avec homme, t'es pas mal plus forte pis pas mal plus battante, faque stp, reste pas trop longtemps tu seule. Pis il y a le temps. Qui dit prends ton temps. Ça viendra. Calme-toi. Pis en attendant, il y aura toujours une paire de bas trouée qui ne demandera qu'à être reprisée...
5- Je suis un peu plus jalouse que d'habitude. Jalouse des amies qui vont habiter avec leur chum. Jalouse des couples qui se french dans la rue. Jalouse des femmes enceintes qui vont s'acheter des maisons. Jalouse de moi pas être rendue là. Pis jalouse parce que moi pas prête à tout ça.
6-Et puis...finalement... j'suis en train de tomber amoureuse de tout et n'importe quoi. Par exemple, la semaine dernière j'ai trouvé deux chaises dans la rue, deux jours différents à deux endroits différents. Et je les ai tout de suite aimées (parce que pour ceux qui le savait pas j'suis une amoureuse de chaises). Faque j'ai pas hésité deux secondes à les prendre sous mon aile (ou plutôt sous mes aisselles). Le problème c'est que j'commence à être rendue avec un peu trop de chaises (10) pour mon 4 1/2. Et qu'elles commencent à s'empiler dans le coin de ma chambre... Comme un mobile géant de bois partant du plancher au lieu du plafond. Pis en fin de semaine, j'suis tombée (ou plutôt retombée) amoureuse de mon vélo. Je l'ai fait arranger et il roule comme dans du beurre avec des ailes de goélands pour le propulser. Je l'adore. Mon peugeot-léger-bleu. J'me sens libre. Pis bien. J'le chevauche avec joie tous les matins. Et le soir, il m'attend patiemment quand je sors du bureau. Mon peaugeot-léger-bleu. J'en suis follement amoureuse...
Alors je ne suis plus amoureuse et je le suis un peu tout le temps. Parce que sinon, vraiment, elle serait là pourquoi la vie ?
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