mercredi 30 avril 2008

Ces semaines mono-émotionnelles

Cette semaine, c’est une semaine mono-émotionnelle. Des fois, il y a des journées mono-émotionnelles. Ou des heures mono-émotionnelles. Mais les semaines mono-émotionnelles, c’est vraiment les pires. Le genre de semaine où on se dit : «Fuck, ma vie es-tu plate à ce point là?». Le genre de semaine où on s’emmerde au bureau, on s’emmerde dans son bain, on s’emmerde dans son lit, on s’emmerde, point. Le genre de semaine où la démotivation est à l’honneur. Où on n’a pu le goût de faire ce qu’on fait. Mais où on n’a pas non plus envie de faire d’autre chose. Le genre de semaine où la platitude la seule et unique émotion à vivre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. N’importe quoi devient vraiment trop forçant. Je me regarde dans le miroir et j’ai les sourcils bas. Le genre de semaine où j’ai pas sorti mon tube de mascara une seule fois. Parce que c’est le genre de semaine où j’me dis :«Fuck, à quoi bon, c’est sûrement pas dans mon sous-sol amianteux du boulot que j’vais rencontrer l’homme de ma vie…». En tout cas, ce genre de semaine-là. Où le seul soubresaut de soi-disant bonheur, c’est quand, durant la game des Canadiens que je regarde sur ma télé pas de câble (ce qui fait que je ne vois pas 10 joueurs sur la glace mais à peu près 40 à cause de mes oreilles de lapin inajustables), ben le seul soubresaut de bonheur c’est quand ils passent proche de compter un but. Pis finalement non. Juste pour me rappeler que j’suis vraiment dans une semaine mono-émotionnelle… Qui me donne juste le droit d’être plate pis de trouver ça plate…. Vivement que vendredi arrive ! Vraiment !

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