Tard ce soir. Mais j'ai quand même le goût et l'envie d'écrire quelques mots. Bizarre. Absurde. Zelé. Voilà les mots que j'ai envie d'écrire. Bizarre parce que ce soir, pour la première fois après une absence de 10 jours, j'ai ressorti mon tube de mascara et mon crayon à yeux. Bizarre parce que pendant 5 jours, j'ai porté mes lunettes laittes pis que là, à soir, j'ai décidé de mettre mes verres de contact (négligeant les rougeurs de mon oeil gauche en me convainquant subtilement que ce doit être des allergies). Bizarre parce que c'est justement ce soir. Alors que je recommence à être potable, jolie et un peu moins tristounette que je croise à vélo... l'ex. Ouais. Voilà. Absurde. Parce que la dernière fois que j'ai rencontré mon réparateur de vélo (vous vous rappeler ?) et bien il m'avait prêté un truc. Qu'aujourd'hui j'ai mis dans ma sacoche en me disant: bah, j'vais passer à son atelier sur le chemin voir si il serait pas là pour lui remettre son truc. Absurde. Parce que justement sur le chemin j'ai croisé l'ex... Que j'ai décroisé pour me rendre à l'atelier du réparateur de vélo. Qui comme par magie était à son atelier. Bon... j'avais pas de vélo félé, donc notre relation à été abregée à un : salut-bonjour / (oeil interrogateur) / tu débarques comme ça sans prévenir / ouais ben j'passais dans le coin pis j'me suis dit que j'pouvais venir te reporter ton truc / ah ! cool ! merci c'est super / bon ben on se recroise un de ses quatre / ok c'est ça bye. Est-ce que j'vous ai déjà dit à quel point j'étais totalement nulle question séduction ? Et que l'approche de l'homme est toujours ardue (et souvent sans résultat) pour moi ? En voici, une preuve vivante... J'vous ai déjà raconté mon histoire de Cégep. Pendant tout le cégep j'ai trippé sur un gars qui étudiait au deuxième étage de la biblio. Pendant, les quatre sessions (quatre), on se dévorait du regard. Se soutenant l'un, l'autre de nos pupilles. Restant parfois des trois minutes à se fixer mutuellement. Ben, il s'est jamais rien passé. Pas un bonjour. Pas un effleurement des doigts. Rien. Parce que question charme et séduction, c'est ben ardu pour la naive jeunesse que je suis...
Pis zélé. J'allais presque l'oublier. Zélé parce que après avoir invité ma soeur Aux trois bouchons pour sa fête (où les serveurs sont des garçons très mignons qui suggèrent des vins de qualité avec un service merveeeeeilleux et une p'tite bouffe sympa). Bref, après ce souper-miam-miam et quelques verres de vin, j'ai roulé direction est. Qui n'est pas du tout la direction où j'habite. Zélé parce que j'ai roulé beaucoup longtemps sous la pluie pleuvante parce que j'avais comme envie de dire à un quelqu'un en particulier que je l'aimais. Que je le voyais comme l'homme de tous mes jours. Ceux de maintenant et de demain. Comme ça. Alors qu'il ne s'en doute pas. Qu'il s'en fout. Qu'il m'aime pas. Zélé surtout parce que évidemment , je l'ai pas fait. Les lumières étaient fermées. Mais je l'aurais probablement pas fait, même les lumières allumées. Zélé juste à l'idée d'avoir pensé à le faire.
Pis là je me couche la tête pleine de parcelles de garçons. Mon ex. Mon réparateur de vélo. Mon flirt cégépiens. Les trois serveurs des Aux trois bouchons. L'homme de tous mes jours qui ne sera jamais.
J'me couche la tête pleine de parcelles de garçons. Et le sourire aux lèvres. Bizarre. Absurde. Zélé.
mercredi 7 mai 2008
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