C'est étrange. Les traditions changent. Parce que cette année. Aujourd'hui. Veille de Noël. J'suis chez mes parents. Pis il y a pas encore de sapin. Pas encore de décorations. Pas encore de millions de milliers de sortes de biscuits sur la table. Parce que c'est Noël pis en même temps, ce l'est plus. Parce qu'on est plus des gamins et que moi, depuis maintenant deux ans, j'ai décidé que j'en avais marre de courir des cadeaux partout et que j'ai arrêté d'en donner. Ce qui fait que petit à petit, les autres ont décidé d'arrêter d'en faire aussi. Ce qui est pas plus mal, j'vous le jure. Mais bon à quoi ça peut bien servir un sapin si c'est pas pour mettre des cadeaux en dessous. Faque là, il est 23 heures 04 et dans le fond aujourd'hui, ce soir, maintenant, c'est pas mal un soir comme tous les autres soir. Ma mère vient d'aller se coucher. J'viens de me faire griller des rôties pour la p'tite gourmandise d'avant d'aller se coucher. Et le chat se plaint qu'on le flatte-flatte pas assez. Pis j'me dis que c'est quand même pas si mal. Mais en même, j'aimerais donc ça, ce soir, avoir une grosse famille pis être en train de jouer d'la cuillère pendant que mes douzes frères et soeurs chantent La Bolduc à tue-tête dans le sous-sol avec en simultanée une guerre d'oreiller infinissable. J'aimerais ça, ça aussi. Un peu plus de quelques choses de spécial dans mes Noël. Un peu plus de quelque chose de particulier. Qui fait que justement, ce soir, maintenant, aurait pas l'air d'une soirée comme les autres.
Peut-être ben quand il y aura des enfants que j'me dis. Peut-être ben que là, Noël retrouvera sa saveur. Peut-être ben quand moi j'prendrai les choses bien en main. Pis que ce sera moi qui cuisinerai les mille millions de biscuits. Peut-être ben que là Noël, retrouvera son sens. Peut-être ben que quand je jouerai à la fée des glaces pour les p'tits voisins. Peut-être que là Noël, sera plus magique. Peut-être que quand je déciderai que vraiment dans le fond Noël c'est des vacances et que je déciderai de partir deux semaines à Cuba avec mon amoureux en me foutant pas mal du reste du monde. Peut-être ben qu'à ce moment-là j'comprendrai que des traditions, ça se changent... Pis que des fois quand ça change, c'est pas plus mal... Il faut juste s'y habituer un peu...
lundi 24 décembre 2007
dimanche 16 décembre 2007
Maudit que j'aime ça...
Le Québec. Maudit que j'aime ça. La neige qui déferle et nous envahit. Maudit que j'aime ça. Ça faisait longtemps me semble. Longtemps que le Québec avait pas ressembler à ça. Blanc. Froid. Avec des igloos en avant des maisons, même en ville. Ça faisait longtemps qu'en hiver à Montréal, j'avais pas crié : le Québec c'est ça, pis j'suis donc heureuse d'être québécoise. Deux fois en deux semaines après deux tempêtes que je retrouve afin mes racines. Qu'enfin en dedans de moi ça bouillonne comme le sirop d'érable au mois de mars. Pis maudit que j'aime ça.
Je l'aime le feeling de me dire: à soir j'pars de laurier pis j'trotte jusque chez nous. Dans neige jusqu'aux mollets. Des fois même jusqu'aux genoux. Avec le vent dans face. Parfois même qui frappe dans craque de fesses. Avec les frissons au menton. Pis l'air frais qui vous fait voler jusqu'au prochain coin de rue. Je l'aime le feeling de me dire : je résiste à la tentation. À la tentation de monter dans les trois bus 55 qui passe sous mon nez et qui pourraient m'amener pas mal plus vite et pas mal plus au chaud au pied de ma porte. Non ! Il en est pas question. Parce que le bol de lait au chocolat chaud qui va me dégeler les jointures j'veux qui vaille la peine d'être mérité ! J'suis québécoise, stie. Pis c'est ça être québécoise. C'est marcher pendant une heure et demie dans une tempête pis aimer ça. Sentir sa peau qui se rafermit sous le froid torride pis qui nous donne l'air 10 ans plus jeune. Avoir les mottons de neige qui pogne dans le faux poils synthétiques de votre fausse tuque aux apparences de l'est but made in china, pis les sentir dégeler et couler à grosses gouttes sur votre visage pour vous faire constater que le mascara waterproof que vous venez d'acheter ne l'est pas tant malgré toute les belles promesses d'Halle Berry. Escalader des trottoirs devenus invisibles et se prendre pour l'Indiana Jones version féminine quand vient le temps de traverser les rues sautant par dessus monts et trous d'eau avant que le p'tit bonhomme piéton ne laisse place à la main diabolique. Côtoyer dans les rues des grosses machines de guerre au ventre vombrissant et avaleur de neige et les admirer dans cette guerre que seul leur allié le printemps arrive à leur faire gagner. Ne plus reconnaître aucun être vivant tellement emmitouflé sous des tonnes de vêtements à moins de ne vraiment connaître le fond de sa prunelle par coeur. Morver assez pour que la rue St-Denis devienne le fleuve St-Denis. Se dire avant de sortir : si j'avions eu des raquettes, je les aurions mises ! Entendre le bruit étouffé de la neige sous ses pieds comme milles poèmes incompréhensibles susurrés à l'oreille d'un sourd. Vouloir aller faire un ange dans le parc Jarry. Et flatter tous les chiens noirs devenus gris qui attendent patiemment leur maître. Arrêter dans des boutiques de jouets pour enfants, juste le temps se réchauffer, de faire fondre le 5 livres de neige qui s'accumule dans votre sacoche et qui ralentit votre pas. Avoir les joues rouges de couleur comme si on avait passé 56 heures au soleil sans crème solaire. Se faufiler des chemins pour essayer de dépasser les amoureux qui marchent collés pour se réchauffer mais qui bloque la route, tellement la route a raptissé à cause d'la neige entassée. C'est pour tout ça qu'aujourd'hui, j'me sens québécoise. Pis fière. Pis heureuse. Parce que ça faisait longtemps que mon pays me l'avait pas rappelé. Aussi fort. Avec autant d'entêtement. Je suis de celle qui appartienne à un pays incontrôlable. Pas à cause de la guerre. Ni de la famine. Ni d'un ouragan. Ou d'une épidémie. Je suis de celle qui appartienne à un pays où l'hiver nous donne le goût d'exister. Et d'être québécoise. En entier.
Et puis oui, j'ai marché jusque chez nous. Je l'ai eu mon bol de chocolat chaud. Et c'était le meilleur bol de chocolat chaud. Pas parce qu'il était si bon. Mais parce qu'il était si mérité. Et puis oui, je le sais bien que rendu au mois de mars, j'vais en avoir ras le cul de la neige partout. Pis que j'vais juste plus m'en pouvoir de l'hiver qui finit pu et qui m'empêchera de porterla dernière création printanière mini-courte jupe d'un designer québécois quelconque. Je le sais déjà tout ça. Mais j'peux quand même pas m'empêcher aujourd'hui de dire: maudit que l'hiver au Québec, ça me donne un feeling so good, j'aurais d'la misère à vous l'faire comprendre.
Je l'aime le feeling de me dire: à soir j'pars de laurier pis j'trotte jusque chez nous. Dans neige jusqu'aux mollets. Des fois même jusqu'aux genoux. Avec le vent dans face. Parfois même qui frappe dans craque de fesses. Avec les frissons au menton. Pis l'air frais qui vous fait voler jusqu'au prochain coin de rue. Je l'aime le feeling de me dire : je résiste à la tentation. À la tentation de monter dans les trois bus 55 qui passe sous mon nez et qui pourraient m'amener pas mal plus vite et pas mal plus au chaud au pied de ma porte. Non ! Il en est pas question. Parce que le bol de lait au chocolat chaud qui va me dégeler les jointures j'veux qui vaille la peine d'être mérité ! J'suis québécoise, stie. Pis c'est ça être québécoise. C'est marcher pendant une heure et demie dans une tempête pis aimer ça. Sentir sa peau qui se rafermit sous le froid torride pis qui nous donne l'air 10 ans plus jeune. Avoir les mottons de neige qui pogne dans le faux poils synthétiques de votre fausse tuque aux apparences de l'est but made in china, pis les sentir dégeler et couler à grosses gouttes sur votre visage pour vous faire constater que le mascara waterproof que vous venez d'acheter ne l'est pas tant malgré toute les belles promesses d'Halle Berry. Escalader des trottoirs devenus invisibles et se prendre pour l'Indiana Jones version féminine quand vient le temps de traverser les rues sautant par dessus monts et trous d'eau avant que le p'tit bonhomme piéton ne laisse place à la main diabolique. Côtoyer dans les rues des grosses machines de guerre au ventre vombrissant et avaleur de neige et les admirer dans cette guerre que seul leur allié le printemps arrive à leur faire gagner. Ne plus reconnaître aucun être vivant tellement emmitouflé sous des tonnes de vêtements à moins de ne vraiment connaître le fond de sa prunelle par coeur. Morver assez pour que la rue St-Denis devienne le fleuve St-Denis. Se dire avant de sortir : si j'avions eu des raquettes, je les aurions mises ! Entendre le bruit étouffé de la neige sous ses pieds comme milles poèmes incompréhensibles susurrés à l'oreille d'un sourd. Vouloir aller faire un ange dans le parc Jarry. Et flatter tous les chiens noirs devenus gris qui attendent patiemment leur maître. Arrêter dans des boutiques de jouets pour enfants, juste le temps se réchauffer, de faire fondre le 5 livres de neige qui s'accumule dans votre sacoche et qui ralentit votre pas. Avoir les joues rouges de couleur comme si on avait passé 56 heures au soleil sans crème solaire. Se faufiler des chemins pour essayer de dépasser les amoureux qui marchent collés pour se réchauffer mais qui bloque la route, tellement la route a raptissé à cause d'la neige entassée. C'est pour tout ça qu'aujourd'hui, j'me sens québécoise. Pis fière. Pis heureuse. Parce que ça faisait longtemps que mon pays me l'avait pas rappelé. Aussi fort. Avec autant d'entêtement. Je suis de celle qui appartienne à un pays incontrôlable. Pas à cause de la guerre. Ni de la famine. Ni d'un ouragan. Ou d'une épidémie. Je suis de celle qui appartienne à un pays où l'hiver nous donne le goût d'exister. Et d'être québécoise. En entier.
Et puis oui, j'ai marché jusque chez nous. Je l'ai eu mon bol de chocolat chaud. Et c'était le meilleur bol de chocolat chaud. Pas parce qu'il était si bon. Mais parce qu'il était si mérité. Et puis oui, je le sais bien que rendu au mois de mars, j'vais en avoir ras le cul de la neige partout. Pis que j'vais juste plus m'en pouvoir de l'hiver qui finit pu et qui m'empêchera de porterla dernière création printanière mini-courte jupe d'un designer québécois quelconque. Je le sais déjà tout ça. Mais j'peux quand même pas m'empêcher aujourd'hui de dire: maudit que l'hiver au Québec, ça me donne un feeling so good, j'aurais d'la misère à vous l'faire comprendre.
dimanche 25 novembre 2007
Des fils par ci. Des fils par là.
En faisant mon ménage aujourd'hui, j'ai rempli un panier complet de fils. Abhérant, j'vous dis. Des fils partout. Celui pour brancher mon appareil photo sur l'ordi, celui pour le brancher sur la télé, celui pour brancher mon i-pod, celui pour brancher mes écouteurs, les deux fils pour ploguer mon imprimante, le fil pour donner du jus à mon ordi, le fil pour brancher le chargeur à batteries, le fil pour mon stéréo, le fil pour mon dvd à mon système de son, le fil pour mon dvd à ma télé, le fil pour mon téléphone, le fil de la rallonge pour promener le téléphone partout dans ma chambre, le fil pour mon séchoir à cheveux. Des fils partout. Partout. J'suis même en train me demander si j'ai pas plus de fils que d'amis. Ils parcourent ma chambre dans ses quatre coins. Des fils comme des couleuvres inanimées dans lesquelles je m'enfarge le matin quand je vais aux toilettes. Pis quand j'en perds un. C'est la crise. Le malaise. La recherche désespérée du fil manquant dont j'ai besoin là maintenant tout de suite. Parce que sinon ma vie est un enfer. Comme quand on perd la manette du lecteur DVD pis qu'on vient d'se louer le dernier film branchouille roumain de trois heures et quart. Sauf que sans manette. Pas de sous-titres. Pis sans sous-titres. Ça va mal en chien. On a surtout pas le goût de s'taper un film de trois heures et quart en roumain à n'y comprendre rien. Chercher la manette du lecteur DVD. Un enfer équivalent à celui de chercher un fil...
Et pourtant... Et pourtant quand je pars à la campagne pour un w-e. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... et pourtant quand je marche pour aller jusque chez le boucher. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... et pourtant quand je prends une semaine de vacances quelque part ailleurs qu'ici. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... Même sans fil j'arrive à me coudre des p'tits bonheurs. Mais je reviens tout de même toujours à eux... Comme s'ils m'accrochaient à une réalité, à un mode, à une vie. Des fils comme autant de preuve que mon existence a un sens et que je possède: un ordi, un i-pod, un appareil photo cheap, un appareil photo de pro, un lecteur DVD, un système de son, deux systèmes de son, deux haut-parleurs, une imprimante, un téléphone, deux téléphones, trois téléphones, un séchoir à cheveux, un batteur à oeuf, un machine expresso... Alouette ! Des fils pour me sentir bien entourée. Tout le temps. Tout le temps. Parfois un peu trop dépendante de ces machins sans vie... Oui, je l'avoue.
Et pourtant... Et pourtant quand je pars à la campagne pour un w-e. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... et pourtant quand je marche pour aller jusque chez le boucher. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... et pourtant quand je prends une semaine de vacances quelque part ailleurs qu'ici. Des fils, j'en ai pas. Et pourtant... Même sans fil j'arrive à me coudre des p'tits bonheurs. Mais je reviens tout de même toujours à eux... Comme s'ils m'accrochaient à une réalité, à un mode, à une vie. Des fils comme autant de preuve que mon existence a un sens et que je possède: un ordi, un i-pod, un appareil photo cheap, un appareil photo de pro, un lecteur DVD, un système de son, deux systèmes de son, deux haut-parleurs, une imprimante, un téléphone, deux téléphones, trois téléphones, un séchoir à cheveux, un batteur à oeuf, un machine expresso... Alouette ! Des fils pour me sentir bien entourée. Tout le temps. Tout le temps. Parfois un peu trop dépendante de ces machins sans vie... Oui, je l'avoue.
jeudi 22 novembre 2007
Jeudi 23h24
Jeudi 23h24.
J'arrive pas à dormir.
J'ai le sommeil embrouillé.
Et pourtant
Pas trop de choses en tête
Sauf que depuis 3 jours
J'me dis qu'il faut que je me couche plus tôt
Plus tôt que 1h15 comme hier
Plus tôt que 12h45 comme avant-hier
Plus tôt que 12h55 comme avant-avant-hier
Parce que les yeux rouges comme la mer
Parce que les cheveux ternes comme une figue désséchée
Parce que le corps flasque comme un escargot dans une soupe au tomate
Et pourtant
J'arrive pas à m'endormir
Faque j'ai du Nina Simone
Qui me bredouille des beaux airs dans les oreilles
Faque j'ai les courants d'air léger de l'hiver
Qui passent à travers les fentes de la fenêtre mal isolée jusqu'à mes épaules dénudées
Faque j'ai la tête
Qui me dit qu'il faut peut-être que j'en profite pour écrire
Faque j'ai le coeur
Qui me dit qu'il faut peut-être que j'en profite pour penser
Imaginer, désirer, aimer, vouloir, choisir
Vivre
Ces moments silencieux. Et doux. Et calmes.
Ces moments de douce fatigue où rien ne se fait
Mais où tout se dessinent...
J'arrive pas à dormir.
J'ai le sommeil embrouillé.
Et pourtant
Pas trop de choses en tête
Sauf que depuis 3 jours
J'me dis qu'il faut que je me couche plus tôt
Plus tôt que 1h15 comme hier
Plus tôt que 12h45 comme avant-hier
Plus tôt que 12h55 comme avant-avant-hier
Parce que les yeux rouges comme la mer
Parce que les cheveux ternes comme une figue désséchée
Parce que le corps flasque comme un escargot dans une soupe au tomate
Et pourtant
J'arrive pas à m'endormir
Faque j'ai du Nina Simone
Qui me bredouille des beaux airs dans les oreilles
Faque j'ai les courants d'air léger de l'hiver
Qui passent à travers les fentes de la fenêtre mal isolée jusqu'à mes épaules dénudées
Faque j'ai la tête
Qui me dit qu'il faut peut-être que j'en profite pour écrire
Faque j'ai le coeur
Qui me dit qu'il faut peut-être que j'en profite pour penser
Imaginer, désirer, aimer, vouloir, choisir
Vivre
Ces moments silencieux. Et doux. Et calmes.
Ces moments de douce fatigue où rien ne se fait
Mais où tout se dessinent...
mercredi 21 novembre 2007
Oui maman. J'aime la vie.
C'est très drôle. Je viens de recevoir un courriel de ma mère. Qui vient de lire mes blogues des derniers jours. Mais qui surtout me prie de ne pas mettre fin au mien. Avec mes multiples crises existentielles et mes moments passagers de révoltes intenses. Ben non, maman ! Fais-toi en pas, que j'lui réponds ! Je l'aime la vie ! J'les aime les p'tits coquelicots dans les champs. Pis les mangues au printemps. Je l'aime la première neige-folle qui me fait tournoyer dans la ruelle. Pis les soupes chaudes à l'oignon qui vous chauffrette l'intérieur. Je l'aime la vie moman ! Mais tsé. J'suis pessimiste de nature. Pis c'est l'automne. Pis c'est les hormones. Pis des fois, ça fait ben juste du bien de chialer, pis de crier pour rien. Faut ben que je montre que j'suis une québécoise. Une vraie ! Bon comme ce matin. Ce matin, j'ai eu un réveil assez merdique (littéralement). Parce que c'est avec beaucoup de ferveur et d'entrain que ce matin ma toilette a non seulement décidé de boucher mais (ô que de surprises) également de déborder. Partout. Ma minuscule salle de bain transformée en aquarium. Avec comme bizarres de poissons, papier cul et excréments se laissant joyeusement dériver à gauche et à droite. Pis moi, myope comme une taupe, en bobette pis en camisole, pas pantoute réveillée, en train de syphoner le bol pis de passer la moppe tout en criant St-Simonac-de-tabarnac-de-bordel-de-marde veux-tu ben m'dire quessé que j'ai faite au bon dieu pour mériter ça ? Pis entre les 100 coups de moppe et d'essorage, laissez-moi vous dire que j'ai eu le temps d'y réfléchir. La porte que j'ai pas retenu au concierge ? Mon amende que j'ai pas payé à la bibliothèque ? La monnaie que je donne jamais à plus démunis que moi en face du Jean-Coutu ? Le fond de bouteille de vin que j'ai volé à ma coloc ? Ou peut-être pas. C'est peut-être juste la vie qui m'dit : oublie ma fille que tu pourrais être dans marde comme ça toute les jours de ta vie, pis que là, tu l'es pendant yien 10 minutes, faque torche pis une fois que t'auras torché farme ta geule pis profites. J'pense qu'elle a ben raison la vie en me disant des affaires de même. Quoique svp, quand même pas trop souvent le mercredi matin à 7h30, ok ? Pis oui, maman. Même dans des moments comme ça, je l'aime la vie !
Les p'tits plaisirs du mercredi
Écouté: Comme tous les jours depuis une semaine la tune A cause des garcons de Yelle. Chanteuse française qui chante sur des beats un peu poche rappellant les années 80. C'est quétaine. Et ça vous fait danser dans votre salon. Et moi, j'trouve que c'est décidément une combinaison pour rendre heureux oreilles et pieds.
Allé voir: L'exposition de Viz Munik au Musée d'art contemporain. C'est G-E-N-I-A-L. Un artiste qui reproduit des images de toutes sortes, parfois des portraits ou des images connues de tous, mais dans différentes matières, sucre, chocolat, p'tites figurines en plastique, cendre, etc. Et qui ensuite les prend en photo. Ça donne vraiment des résultats chouettes à regarder mais aussi il y a la curiosité de savoir le comment. Et c'est la première fois dans une expo que me tape la lecture de toutes les p'tites cartes explicatives de la démarche. Et c'est aussi la première fois que j'me dis qu'une démarche peu aussi être quelque chose d'intéressant... (est-ce que je viens vraiment de dire ça... moi qui hais encore plus les démarches que foie de veau...)
Dansé: Dans une ruelle en rentrant chez nous sous les premiers flocons sur les airs de mon nouveau i-pod qui fonctionne enfin. J'suis amoureuse des premières neiges... C'est après que ça se corse...
Les p'tits plaisirs du mercredi
Écouté: Comme tous les jours depuis une semaine la tune A cause des garcons de Yelle. Chanteuse française qui chante sur des beats un peu poche rappellant les années 80. C'est quétaine. Et ça vous fait danser dans votre salon. Et moi, j'trouve que c'est décidément une combinaison pour rendre heureux oreilles et pieds.
Allé voir: L'exposition de Viz Munik au Musée d'art contemporain. C'est G-E-N-I-A-L. Un artiste qui reproduit des images de toutes sortes, parfois des portraits ou des images connues de tous, mais dans différentes matières, sucre, chocolat, p'tites figurines en plastique, cendre, etc. Et qui ensuite les prend en photo. Ça donne vraiment des résultats chouettes à regarder mais aussi il y a la curiosité de savoir le comment. Et c'est la première fois dans une expo que me tape la lecture de toutes les p'tites cartes explicatives de la démarche. Et c'est aussi la première fois que j'me dis qu'une démarche peu aussi être quelque chose d'intéressant... (est-ce que je viens vraiment de dire ça... moi qui hais encore plus les démarches que foie de veau...)
Dansé: Dans une ruelle en rentrant chez nous sous les premiers flocons sur les airs de mon nouveau i-pod qui fonctionne enfin. J'suis amoureuse des premières neiges... C'est après que ça se corse...
mardi 20 novembre 2007
Révolte spontanée
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgggggggggggggggggggggggghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!
Osti que des fois j'trouve ça dur de dire les choses.
Pourquoi les humains ne sont-ils pas tous des dactylos sur lesquelles je pourrais écrire.
Ça serait tellement plus simple.
Tellement plus simple.
Osti que des fois j'trouve ça dur de dire les choses.
Pourquoi les humains ne sont-ils pas tous des dactylos sur lesquelles je pourrais écrire.
Ça serait tellement plus simple.
Tellement plus simple.
lundi 19 novembre 2007
Ce foutu bordel qui est le mien
C'est le bordel. Chez nous. C'est un foutu bordel. J'ai beau faire du ménage. Souvent. Ça finit toujours par être un foutu bordel. J'ai beau passé l'aspirateur. Quand même plus qu'une fois par mois. Reste qu'il y a toujours des boules de poils de chats qui s'excitent dans tous les recoins de l'appart. Et encore, le chat passe le 3/4 de son temps chez la chienne de voisine qui le garde en otage contre quelques ronrons avec tous les autres chats du quartier. J'ai beau débarassé le comptoir. La vaisselle valse allégrement dessus 3/4 de secondes plus tard. J'ai beau torché le plancher. Quand j'me couche le soir, mes pieds sont pareils à ceux d'un jeune africain perdu nu pied dans la savane. Vraiment, j'vous le jure un foutu bordel. Vous avez peur des tsunamis ? Vous avez peur des ouragans ? Vous avez peur des tremblements de terre ? Bah ! C'est rien ça ! Comparé à la tornade Shrougoulou. J'vous jure, je suis une catastrophe à moi toute seule. Et j'ai beau me forcer. Rien à faire. Ça finit toujours par finir d'être un foutu bordel.
Pis là, ce soir, c'est le grand dilemme. Parce que dans ce foutu bordel que je fais semblant de ne pas voir, j'suis quand tombée, en cherchant quelque chose d'autre, évidemment... j'suis quand même tombée sur un vieux plat à lunch. Tsé là. Les vieux plats à lunch avec encore un p'tit fond de quelque chose, devenu non-identifiable. Tsé là. Le vieux plat à lunch avec la moississure qui fait le party en tout sens tout côté. Tsé là. Le vieux plat à lunch qui bouge tout seul en dessous du lit. Ouais, ce fameux plat à lunch-là. Et là, mon sérieux dilemme est le suivant. J'essaye d'avoir des valeurs. Pis entre autre de respecter la nature et l'environnement. Je recycle tout ce qui est recyclable. Et j'essaye de porter mes chandails jusqu'à ce que les trous soient aussi gros que mon derrière un soir d'hiver dans une sute de ski après les fêtes. Enfin, ce genre d'idéaux-là. Mais là, j'suis en crise. Est-ce que j'ai vraiment le coeur, le courage, la volonté d'ouvrir ce plat à lunch, tsé là, ce plat à lunch ? De l'ouvrir avec l'odeur nauséabonde de putrifaction qui vous monte au nez. De l'ouvrir et de le nettoyer jour après jour pendant trois semaines pour essayer de décaper la moississure incrustrée. De l'ouvrir, de le nettoyer et de le désinfecter avec des cures intenses de vinaigre pour éliminer toutes vies en progression. Tout ça pour ne pas être une gaspilleuse-pollueuse-sans-âme-ni-conscience ? Mais en même temps, j'me dis si je l'ouvre, on peut aussi considérer que la quantité de CO 2 et autres gaz nocifs qu'il contient pourrait être vraiment, vraiment dangeureux pour la couche d'ozone et peut-être même entrainer la mort par asphyxie de : mon voisin homosexuel et son p'tit chien laitte barbu, mes propriétaires portugais, ma coloc célébrité en devenir, la gentille petite dame de la buanderie, Nicolas qui vend des fruits pas chers, et moi-la-tornade-Shrougoulou-si-embêtante-mais-à-la-fois-si-charmante... Voilà ce qui ce soir me tracasse. Puisqu'aucune solution ne semble vraiment la bonne... Et encore une fois, ce soir, mes idéaux se retrouvent à l'eau. Et que si je n'étais pas un monstre. Ce ne serait pas chez nous un foutu bordel. Qui me pousse à prolonger mes soirées chez les copines le plus longtemps possible. Juste pour pas avoir à tout torcher. Pour mieux bordelliser après. Juste pour laisser traîner une journée de plus ce fameux plat à lunch sur le comptoir. Parce que pas le coeur de le jeter...
Pis là, ce soir, c'est le grand dilemme. Parce que dans ce foutu bordel que je fais semblant de ne pas voir, j'suis quand tombée, en cherchant quelque chose d'autre, évidemment... j'suis quand même tombée sur un vieux plat à lunch. Tsé là. Les vieux plats à lunch avec encore un p'tit fond de quelque chose, devenu non-identifiable. Tsé là. Le vieux plat à lunch avec la moississure qui fait le party en tout sens tout côté. Tsé là. Le vieux plat à lunch qui bouge tout seul en dessous du lit. Ouais, ce fameux plat à lunch-là. Et là, mon sérieux dilemme est le suivant. J'essaye d'avoir des valeurs. Pis entre autre de respecter la nature et l'environnement. Je recycle tout ce qui est recyclable. Et j'essaye de porter mes chandails jusqu'à ce que les trous soient aussi gros que mon derrière un soir d'hiver dans une sute de ski après les fêtes. Enfin, ce genre d'idéaux-là. Mais là, j'suis en crise. Est-ce que j'ai vraiment le coeur, le courage, la volonté d'ouvrir ce plat à lunch, tsé là, ce plat à lunch ? De l'ouvrir avec l'odeur nauséabonde de putrifaction qui vous monte au nez. De l'ouvrir et de le nettoyer jour après jour pendant trois semaines pour essayer de décaper la moississure incrustrée. De l'ouvrir, de le nettoyer et de le désinfecter avec des cures intenses de vinaigre pour éliminer toutes vies en progression. Tout ça pour ne pas être une gaspilleuse-pollueuse-sans-âme-ni-conscience ? Mais en même temps, j'me dis si je l'ouvre, on peut aussi considérer que la quantité de CO 2 et autres gaz nocifs qu'il contient pourrait être vraiment, vraiment dangeureux pour la couche d'ozone et peut-être même entrainer la mort par asphyxie de : mon voisin homosexuel et son p'tit chien laitte barbu, mes propriétaires portugais, ma coloc célébrité en devenir, la gentille petite dame de la buanderie, Nicolas qui vend des fruits pas chers, et moi-la-tornade-Shrougoulou-si-embêtante-mais-à-la-fois-si-charmante... Voilà ce qui ce soir me tracasse. Puisqu'aucune solution ne semble vraiment la bonne... Et encore une fois, ce soir, mes idéaux se retrouvent à l'eau. Et que si je n'étais pas un monstre. Ce ne serait pas chez nous un foutu bordel. Qui me pousse à prolonger mes soirées chez les copines le plus longtemps possible. Juste pour pas avoir à tout torcher. Pour mieux bordelliser après. Juste pour laisser traîner une journée de plus ce fameux plat à lunch sur le comptoir. Parce que pas le coeur de le jeter...
dimanche 18 novembre 2007
Compliqué ?
Parfois, j'trouve que tout est compliqué. Compliqué un peu pour rien. Par exemple, hier j'étais tellement excitée. Mes parents m'avaient enfin donné mon cadeau d'anniversaire (avec quelques trois mois de retard... mais bon l'important c'est de l'avoir !). Un super i-pod de l'année nouvelle version full hot. Pis là à matin l'objectif c'était de le remplir le plus possible de toutes les tunes imaginables et d'aller me promener sous le soleil frisquet de Montréal. Les oreilles qui bougent au son de la musique endiablée. Sauf que... sauf que j'ai breté pendant une heure pour essayer de comprendre pourquoi est-ce que la putain de musique voulait pas se télécharger sur mon nouveau petit ami. Jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais pas la bonne version Mac Os je-sais-plus-quel-numéro sur mon ordi pis que mon nouveau petit ami était capricieux et qu'il ne fonctionnait qu'avec la dernière version huppé et branchouille de Mac Os. Faque j'obstine depuis ce matin à télécharger des versions qui ne sont pas les bonnes pis à toujours pas être capable d'utiliser mon c... de i-pod. Pis j'suis en train de me dire que finalement ça doit être agréable de traire des vaches ben loin dans un champ à l'abri de toute cette technologie qui finit par nous embrouiller l'esprit. Faque j'ai toujours pas réussi à rien mettre sur mon i-pod. Mais il est bien beau sur le coin de ma chaise de chevet et capte les rayons de soleil merveilleusement bien.
Faque, j'trouve que tout est compliqué. Ou jamais simple. C'est comme quand j'fais un envoi au bureau. On pense que c'est rapide et pas long, mais ça finit quand même par bouffer du temps sans bon sang: trouver l'enveloppe, s'assurer trois fois que tout est dedans, écrire l'adresse, chercher le code postal sur le web, trouver les étiquettes pour l'adresse de retour, se rendre compte qu'il y en a plus, se battre une demie-heure avec l'imprimante couleur qui veut rien savoir, finalement gagner et avoir les étiquettes pour l'adresse de retour, remplir la feuille d'expédition, lècher l'enveloppe, aller la porter dans le bac. C'est complètement cinglé parce que tout ça a l'air une facilité enfantine. Et ce l'est. Jusqu'à ce qu'il y ait un petit détail frustant qui jaillise et qui vienne tout compliqué. Et parfois toutes ces complications me contrarient. Oui, je l'avoue.
Un peu comme les relations humaines. On pense qu'elles sont simples et agréables... Mais finalement, il y a toujours un moment où on se dit: peut-être que je suis de trop, oups il aurait pas fallu que j'dise ça, est-ce que je devrais vraiment tout lui raconter, j'y dis-tu ou j'y dis-tu pas... Enfin, tout ça. Les relations humaines. Un pas en avant, trois en arrière, un sur le côté, un p'tit moment de stagnation, puis la course effrenée. Une valse étrange sur laquelle on ne sait jamais trop sur quel pied danser. Pis j'sais pas si j'vais me retrouver cul par dessus tête ou coudes en-dessous des genoux.
J'ai hâte au moment sacré où je vais enfin dire: ah ! tout est si simple... et si bien.
Faque, j'trouve que tout est compliqué. Ou jamais simple. C'est comme quand j'fais un envoi au bureau. On pense que c'est rapide et pas long, mais ça finit quand même par bouffer du temps sans bon sang: trouver l'enveloppe, s'assurer trois fois que tout est dedans, écrire l'adresse, chercher le code postal sur le web, trouver les étiquettes pour l'adresse de retour, se rendre compte qu'il y en a plus, se battre une demie-heure avec l'imprimante couleur qui veut rien savoir, finalement gagner et avoir les étiquettes pour l'adresse de retour, remplir la feuille d'expédition, lècher l'enveloppe, aller la porter dans le bac. C'est complètement cinglé parce que tout ça a l'air une facilité enfantine. Et ce l'est. Jusqu'à ce qu'il y ait un petit détail frustant qui jaillise et qui vienne tout compliqué. Et parfois toutes ces complications me contrarient. Oui, je l'avoue.
Un peu comme les relations humaines. On pense qu'elles sont simples et agréables... Mais finalement, il y a toujours un moment où on se dit: peut-être que je suis de trop, oups il aurait pas fallu que j'dise ça, est-ce que je devrais vraiment tout lui raconter, j'y dis-tu ou j'y dis-tu pas... Enfin, tout ça. Les relations humaines. Un pas en avant, trois en arrière, un sur le côté, un p'tit moment de stagnation, puis la course effrenée. Une valse étrange sur laquelle on ne sait jamais trop sur quel pied danser. Pis j'sais pas si j'vais me retrouver cul par dessus tête ou coudes en-dessous des genoux.
J'ai hâte au moment sacré où je vais enfin dire: ah ! tout est si simple... et si bien.
lundi 12 novembre 2007
J'manque de
Je reprends vie. Lentement mais sûrement. La boîte de kleenex est pratiquement vide. La bouteille d'échinacée se laisse consumer à plusieurs reprises dans la journée. Et j'ai recommencé à mettre mes verres de contact sur une base régulière. C'est bon signe. Mais bon, en même temps, je ne me sens pas tout à fait bien non plus. Ces temps-ci, j'ai comme un vide de je-me-sens-pas-pleine-et-pas-stimulé-et-je-me-sens-moche-et-pas-intéressante-et-pourquoi-donc-j'existes. Enfin, ce genre de sensation sans fin qui finit par nous faire sentir comme une nunuche-pathétique alors que fuck, j'ai un toit sur la tête (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai d'la bouffe dans mon frigo (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai d'l'argent dans mon compte (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai pas de souci au travail (arrête de te plaindre comme une grosse vache), j'ai tout ce que je veux quand je veux... ou presque (arrête de te plaindre comme une grosse vache). Mais bon. J'ai beau me dire arrête de te plaindre comme une grosse vache. J'le fais quand même. En fait, j'pense que là-là-présentement (préparez-vous ça s'en vient), il manque un p'tit peu tantinet d'amour. Ben oui. J'pensais jamais que j'allais le dire sur mon blogue. Que mon blogue allait devenir pareil à celui de miss lectrice de Elle-Québec ou de mamzelle une telle adepte de sex in the city. J'pensais pas que moi aussi j'allais être comme toutes les autres... Mais fuck. J'suis dans la mi-vingtaine, j'suis célibataire, pis j'suis en manque d'amour. Pis j'viens de le réaliser après une nuit de grippe à être tu-seule dans mon lit. Pis à me lever une première fois pour mettre du chauffage. Pis à me lever une deuxième fois pour mettre des gros bas de laine. Pis à me lever une troisième pour enfiler un chandail à manche longue. Pis à me lever une quatrième fois pour aller chercher la douillette de secours dans le fond du garde-robe. Pis à me lever une cinquième fois pour aller dormir dans le salon tout chaud. Alors que... alors que si, cette nuit-là, j'avais eu quelqu'un m'aimait. J'aurais probablement juste eu à dire: j'ai froid. Sans me lever. Juste à me coller. Ça manque. Ça pis plein d'autres choses. Plein d'autres choses de déprimes automnales chroniques qui reviennent à chaque année. J'manque de projet. J'manque de passion. J'manque de sexe. J'manque de création. J'manque de stimulation. J'manque d'ami. J'manque de famille. J'manque de positivisme. J'manque d'espoir. J'manque de confiance en moi. J'manque de volonté. J'manque de persévérance. J'manque de toutte. C'est comme ça que ça se passe dans ma tête. Quand il commence à me manquer une affaire. C'est comme s'il commençait à me manquer toute. La seule chose qu'y manque pas en ce 12 novembre 2007, c'est de poils sur les jambes. Mais bon... La seule chose qui est chouette dans tout ça, c'est que je sais que c'est une phase. Que c'est l'automne. Que c'est la vie. Que c'est moi. Et que bientôt le soleil rebrillera sur la petite archipel Shrogoulou... mais qu'en attendant... je manque de tout.... Un point c'est tout.
jeudi 8 novembre 2007
Une mocheté à lunette
Une mocheté à lunette. C'est ça que j'suis dans les derniers jours. Une mocheté à lunette. Et qui commence en plus à être drôlement morveuse. À répandre ses saletés de microbes un peu partout dans mon 4 et demie à force d'énorme-atchoumage qui intidimerait n'importe quel éléphant. La décontamination de la maison sera longue et pénible. Je vois déjà des bouts de kleenex infestés traînant sur le plancher. Des tasses de tisane à moitié bues gisent sur des coins de meubles, des dessous de sofas, des dedans de lits. Des gouttes d'échinacée séchées abiment le comptoir de ma cuisine. Et mon pyjama devra probablement être brûlé vif pour éviter l'épidémie apocalyptique. Rien de moins. Mais avant tout je tiens à dire que je suis une mocheté à lunette. Parce que depuis deux jours que par paresse, ennui, maladie, fatigue, je n'ai point mis dans mes yeux cette invention fabuleuse qui s'appelle verre de contact (et qui vous permet de vous faire votre premier petit ami au secondaire après des années de véritable calvaire... alélouia ! ). Mais bon ne revenons pas sur un passé peu passionnant. Concentrons-nous sur le présent. Sur moi. Avec des lunettes, j'suis laitte. C'est pas compliqué.
J'suis yien que ben laitte. Pourtant, j'en connais des gens qui portent des lunettes et qui sont très beaux. Des fois même ça leur donne plus de style. Pas moi. Moi avec des lunettes j'suis aussi moche qu'un mini-chien-laitte-blanc-plein-de-poils avec un mini-imperméable-jaune pis des p'tites bottes assorties. J'suis aussi moche qu'un lit pas de drap, qu'un poulet pas de plumes, qu'un char pas de pneu. Pourtant, j'aimerais donc ça quand j'ai mes lunettes d'avoir l'air de la petite auteur intello qui réfléchit à son prochain best-seller. Du philosophe renommé qui va dire quelque chose de brillamment intelligent. De la jeune secrétaire talentueuse et sensuelle qui a d'la classe et qui sous sa jupe grise cache un porte-jartelle en dentelle. Mais non. Moi avec des lunettes, j'ai juste l'air ordinaire. Pas extraordinaire comme quand j'en ai pas. Ordinaire pis plate. Pis en plus ça enlève drastiquement de la puissance à mon regard félin-féroce. C'est comme un mur entre moi et le reste du monde. Les lunettes de la répression mes amis. J'vous le jure. Elle m'enlève toute liberté de m'élever plus haut. Sauf que les jours de grande maladie comme aujourd'hui, le confort l'emporte sur l'ambition. Et mes lunettes me rabaissent à l'état zéro. Où il fait quand même bon de rester. Endorlotée dans une doudou chaude, avec sur le dos un vieux chandail troué, les seins qui pendent allégrement dessous, vêtue de bobette en coton usé, avec en face de moi la télé qui joue Ratatouille pour quand même faire semblant de faire quelque chose, les casseroles de soupe poulet et riz qui s'accumulent dans le fond de l'évier, une boite de kleenex à mes côtés comme amant idéal pour caresser le bout de mon nez. Ouais, le confort d'être malade. De se donner le droit d'être moche. Avec nos pupilles dilatées de fatigue. Nos lèvres séchées. Nos boutons de fièvre. Notre peau terne. Nos doigts fragiles. Notre nez irrité. Et pouvoir, sans remord, dire que cet état de mocheté actuel est, juste et seulement, d'la faute d'un seul et unique individu... Une innocente paire de lunette.
J'suis yien que ben laitte. Pourtant, j'en connais des gens qui portent des lunettes et qui sont très beaux. Des fois même ça leur donne plus de style. Pas moi. Moi avec des lunettes j'suis aussi moche qu'un mini-chien-laitte-blanc-plein-de-poils avec un mini-imperméable-jaune pis des p'tites bottes assorties. J'suis aussi moche qu'un lit pas de drap, qu'un poulet pas de plumes, qu'un char pas de pneu. Pourtant, j'aimerais donc ça quand j'ai mes lunettes d'avoir l'air de la petite auteur intello qui réfléchit à son prochain best-seller. Du philosophe renommé qui va dire quelque chose de brillamment intelligent. De la jeune secrétaire talentueuse et sensuelle qui a d'la classe et qui sous sa jupe grise cache un porte-jartelle en dentelle. Mais non. Moi avec des lunettes, j'ai juste l'air ordinaire. Pas extraordinaire comme quand j'en ai pas. Ordinaire pis plate. Pis en plus ça enlève drastiquement de la puissance à mon regard félin-féroce. C'est comme un mur entre moi et le reste du monde. Les lunettes de la répression mes amis. J'vous le jure. Elle m'enlève toute liberté de m'élever plus haut. Sauf que les jours de grande maladie comme aujourd'hui, le confort l'emporte sur l'ambition. Et mes lunettes me rabaissent à l'état zéro. Où il fait quand même bon de rester. Endorlotée dans une doudou chaude, avec sur le dos un vieux chandail troué, les seins qui pendent allégrement dessous, vêtue de bobette en coton usé, avec en face de moi la télé qui joue Ratatouille pour quand même faire semblant de faire quelque chose, les casseroles de soupe poulet et riz qui s'accumulent dans le fond de l'évier, une boite de kleenex à mes côtés comme amant idéal pour caresser le bout de mon nez. Ouais, le confort d'être malade. De se donner le droit d'être moche. Avec nos pupilles dilatées de fatigue. Nos lèvres séchées. Nos boutons de fièvre. Notre peau terne. Nos doigts fragiles. Notre nez irrité. Et pouvoir, sans remord, dire que cet état de mocheté actuel est, juste et seulement, d'la faute d'un seul et unique individu... Une innocente paire de lunette.
mercredi 7 novembre 2007
Admirables. Un point c'est tout.
Y a des personnes comme ça qui sont juste admirables. Extraordinaires. Des personnes à qui on parle. Toujours de bonne humeur. Mais pas une bonne humeur artificielle comme la p'tite madame à l'entrée du Canadian Tire qui essaye de vous vendre les mérites de la carte mastercard. Non, une bonne humeur humaine. Et contagieuse. J'les admire ces personnes-là. J'aimerais ça les avoir dans ma vie plus souvent. Tout le temps. Tsé le genre de personne qui te pousse, sans même le savoir, à vouloir être une meilleure personne. Pour pouvoir être sur le même étage de nuage une fois rendu en haut. Tsé le genre de personne que tu te dis que personne peut détester. Moi, j'trouve ça admirable. J'ai pas d'autres mots pour le dire. Moi, j'trouve ça admirable pis ça m'inspire à vouloir être un peu pareille. Un peu mieux (même si j'suis déjà pas mal). Un peu plus.
Pis c'est aussi le genre de personne qui, j'suis sûre, aujourd'hui serait venue me porter une soupe tonkinoise pour me décongestionner le nez... Parce que moi malade comme un chiot. Et demain, deviendrai sûrement malade comme un chien. Ce qui explique la courtesse de mon monologue et l'absence de mes mots, plus ardus à exprimer dû au cerveau qui déconne de fatigue...
Pis c'est aussi le genre de personne qui, j'suis sûre, aujourd'hui serait venue me porter une soupe tonkinoise pour me décongestionner le nez... Parce que moi malade comme un chiot. Et demain, deviendrai sûrement malade comme un chien. Ce qui explique la courtesse de mon monologue et l'absence de mes mots, plus ardus à exprimer dû au cerveau qui déconne de fatigue...
dimanche 4 novembre 2007
Le thème des derniers jours...
Y a comme un thème récurrent qui revient dans ma vie ces derniers temps. Et non, j'parle pas ici d'écureuil ou de boulettes de ragoût (que j'ai toujours pas fini par finir de manger). Non. J'parle de la peur. Mon père dirait :«Des niaiseries de filles...». Mais moi, l'autre fois, en marchant sur la track de chemin de fer dans un noir encore plus noir que l'cul d'un ours un soir pas de lune comme dirait Desjardins, habillée pas mal pitoune à traverser un terrain vague qui pourrait être rempli de voleurs aux cheveux hirsutes, de violeurs à la dégaine rapide, de lapins géants cannibales terminant un jeûne de trois mois. Moi, à ce moment-là, j'ai réalisé que j'avais pas peur. Parce que ça m'avait pas été transmis. Peut-être. Mais dans un lieu où tout pourrait porter à avoir peur, moi, j'me sentais aussi épanouie qu'une abeille dans un champ de trèfle.
Et j'commence à penser (ouais, ça m'arrive, malgré les apparences) que la peur attire un peu le malheur. Plus j'ai eu peur de la maladie quand j'étais malade, plus j'avais de la misère à survivre. Plus j'ai eu peur de traverser un pont, plus j'ai paniqué une fois dessus. Plus j'ai eu peur de prendre l'avion, plus le voyage a été long.
Tout ça pour conclure que j'ai probablement des milliers de gènes de chicken. Ou de mauviette. Ou des deux. Mon père dirait:«C'est parce que t'es une fille». Peut-être. Mais bon, mettons qu'on prend en fin de semaine. En fin de semaine, ça été le 649 des peurs.
Peur parce qu'il fallait que je monte sur le toit d'une cabane en construction pour poser la membrane. Avec moi et mes gros pieds sur des trucs en bois pas très larges et très étroits. À tenir un peu moitié-moitié dans le vide et dans le putain d'inconfort de surtout pas vouloir déraper et de prier un tantinet pour que mon lacet droit qui se détache tout le temps reste ben attaché. Il y a eu cette peur-là. Et puis la gloire de la réussite d'y arriver et d'être fière mais de quand même dire au gars: «Ouains, ben tsé, en tout cas, la prochaine fois... peut-être que j'vais passer mon tour, tsé genre...»
Puis il y a eu la peur de pas arriver à garder 3 gamins pendant une journée. La peur de pas avoir l'instinct maternel dans le sang. Pis non, je l'ai pas le fucking instinct maternel dans le sang. Pis non c'est pas naturel chez moi de agouzi-agouzo-agouza comme il est miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiignon. N'empêche que dans les feuilles avec eux j'ai quand même sauté. N'empêche que dans le salon avec eux j'ai quand même dansé. N'empêche que malgré que je leur ai dit : tes bas, tes bottes, ton manteau, on y va, on accélère, plus vite, arrête d'y tirer les cheveux, arrête de brailler t'auras même pas un bleu. N'empêche que je crois qu'ils m'ont bien aimé. Pas autant que d'autres évidemment. Chez qui il coule une rivière de compassion maternelle entre les veines. Mais j'me dis que petit à petit, avec les enfants des autres, j'arriverai ben à avoir moins peur. Pis que quand ça sera rendu les miens, ben ça sera les plus beaux, pis les plus parfaits. Évidemment !
Pis il y aussi un la peur de l'amertume. L'amerturme des actes posés trop loin ou pas assez loin. Ou l'amertume des actes pas posés pantoute. Jusqu'à ce qu'on se rendre compte qu'on a eu exactement ce qu'on voulait et qu'il n'y a pas d'arrière-goût qui nous traîne au fond d'la gorge. Comme désiré... Évidemment !
Des millions de peur qui traînassent dans ma vie comme ça. Mais qui, en même temps, j'me rends compte lentement, me poussent toujours plus loin et ne m'arrêtent pas... Il reste cependant toujours la peur de dire. Celle-là, comme un boulet de canon, elle me suit partout. La peur de dire tout. Ou juste assez.
Je préfère encore l'écrire... Évidemment !
Et j'commence à penser (ouais, ça m'arrive, malgré les apparences) que la peur attire un peu le malheur. Plus j'ai eu peur de la maladie quand j'étais malade, plus j'avais de la misère à survivre. Plus j'ai eu peur de traverser un pont, plus j'ai paniqué une fois dessus. Plus j'ai eu peur de prendre l'avion, plus le voyage a été long.
Tout ça pour conclure que j'ai probablement des milliers de gènes de chicken. Ou de mauviette. Ou des deux. Mon père dirait:«C'est parce que t'es une fille». Peut-être. Mais bon, mettons qu'on prend en fin de semaine. En fin de semaine, ça été le 649 des peurs.
Peur parce qu'il fallait que je monte sur le toit d'une cabane en construction pour poser la membrane. Avec moi et mes gros pieds sur des trucs en bois pas très larges et très étroits. À tenir un peu moitié-moitié dans le vide et dans le putain d'inconfort de surtout pas vouloir déraper et de prier un tantinet pour que mon lacet droit qui se détache tout le temps reste ben attaché. Il y a eu cette peur-là. Et puis la gloire de la réussite d'y arriver et d'être fière mais de quand même dire au gars: «Ouains, ben tsé, en tout cas, la prochaine fois... peut-être que j'vais passer mon tour, tsé genre...»
Puis il y a eu la peur de pas arriver à garder 3 gamins pendant une journée. La peur de pas avoir l'instinct maternel dans le sang. Pis non, je l'ai pas le fucking instinct maternel dans le sang. Pis non c'est pas naturel chez moi de agouzi-agouzo-agouza comme il est miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiignon. N'empêche que dans les feuilles avec eux j'ai quand même sauté. N'empêche que dans le salon avec eux j'ai quand même dansé. N'empêche que malgré que je leur ai dit : tes bas, tes bottes, ton manteau, on y va, on accélère, plus vite, arrête d'y tirer les cheveux, arrête de brailler t'auras même pas un bleu. N'empêche que je crois qu'ils m'ont bien aimé. Pas autant que d'autres évidemment. Chez qui il coule une rivière de compassion maternelle entre les veines. Mais j'me dis que petit à petit, avec les enfants des autres, j'arriverai ben à avoir moins peur. Pis que quand ça sera rendu les miens, ben ça sera les plus beaux, pis les plus parfaits. Évidemment !
Pis il y aussi un la peur de l'amertume. L'amerturme des actes posés trop loin ou pas assez loin. Ou l'amertume des actes pas posés pantoute. Jusqu'à ce qu'on se rendre compte qu'on a eu exactement ce qu'on voulait et qu'il n'y a pas d'arrière-goût qui nous traîne au fond d'la gorge. Comme désiré... Évidemment !
Des millions de peur qui traînassent dans ma vie comme ça. Mais qui, en même temps, j'me rends compte lentement, me poussent toujours plus loin et ne m'arrêtent pas... Il reste cependant toujours la peur de dire. Celle-là, comme un boulet de canon, elle me suit partout. La peur de dire tout. Ou juste assez.
Je préfère encore l'écrire... Évidemment !
vendredi 2 novembre 2007
Aujourd'hui...
Aujourd'hui
Si j'étais un animal.
J'aimerais
Être
Un écureuil albinos obèse
Dans un champ de canneberges.
Don't ask me why...
J'me suis juste réveillée avec cettre drôle d'image...
Si j'étais un animal.
J'aimerais
Être
Un écureuil albinos obèse
Dans un champ de canneberges.
Don't ask me why...
J'me suis juste réveillée avec cettre drôle d'image...
mercredi 31 octobre 2007
Le syndrome facebook. Phase I.
Pendant que Gertrude ma bouilloire siffle à en perdre haleine en me gueulant : «Puta madre ! Qué calor ! Tu vas-tu m’enlever de sur ce rond ben tôt ?». Ouais pendant ce temps-là j’suis couchée ben confortablement dans mon lit à penser à ce que je pourrais taper pis à penser que c’est vraiment une désolation que ma coloc soit pas dans cuisine là-là. Pis que j’vais être obligé de me lever quand même dans pas trop longtemps… Mais bon pendant ce temps-là, Gertrude la bouilloire continuer d’attirer l’attention. «Ta gueule Gertrude ! J’essaye d’écrire ! Ta gueule !». Mais non faut pas croire que j’suis folle. C’est pas parce que j’dis que ma Gertrude est une bouilloire, mon Gaston un vélo, mon Elvis un feu sauvage, ma Prospérine le lilas en pot mort sur mon balcon, qu’il faut nécessairement croire que j’suis folle. C’est juste que ça me fait sentir un peu plus pleine de monde autour de moi. Un peu plus pleine d’ami. Comme sur Facebook. Ah ! Oui! Facebook ! C’est donc là que je voulais en venir avec cette drôle d’intro…
Facebook et moi, c’est une relation amour-haine, haine-amour. On se comprend pas trop mais on peut pas s’empêcher de se fréquenter sur une base régulière. Mais là présentement, il me fait un peu chiasse le facebook. Gnagnagna moi j’ai plus d’amis que toi. Gnagnagna moi j’ai Tobie Pelletier comme ami pis pas toi. Gnagnagna moi j’ai gagné au Vampire fight pis toi t’as perdu. Mais ces temps-ci, facebook y fait plus chier pour sa catégorie relationship status : single ou in a relationship. La fierté de tous de passer à in a relationship, de faire gnagnagna et de l’officialiser par les liens sacré de l’espace web…
Sauf que là, moi, en tant que fière single, j’ai comme développé un drôle de syndrome. Le syndrome de la fouineuse. J’les check les candidats potentiels. Pis j’les watch. Comme une mini-maniaque : «Merde, que j’me dis ! Il est encore avec sa blonde. Ça pourrait pourtant être un bon parti…» ou «Shit ! Il vient de changer son statut. Fuck de fuck ! Il est in a relationship… Ça aurait pourtant pu être le père de mes 5 enfants…» ou encore «Oh ! Oh ! Oh ! Il est single ! J’attaque en douceur ou en catapulte ?» Ouais. J’en suis rendue là. À statistiquement évaluer le temps qui me reste avant que les candidats potentiels passent de single à in a relationship sous mon nez en trois quart de seconde. Pis à me demander : «Tsé le gars qui était dans mon cours d’espagnol en première de Cégep à qui j’ai déjà dit 3 fois bonjour dans la même session. Tsé ce gars-là qui était ben cute, j’pourrais peut-être le mettre dans mes amis facebook… pis l’inviter à prendre un verre en écrivant sur son wall, pour que vraiment tout le monde sache que j’suis en rut pis que si d’autres candidats auxquels je n’avais pas pensé voit ça… ben pour que eux autres aussi, ils fassent : ah ben ! r’garde donc est toujours single. » Voilà comment facebook deviendra bientôt par la force des choses fuckbook. Et qu’après chaque nouveau party, event, recontres, on facebookera de nouveaux amis d’amis pour éventuellement les fuckbooke pour éventuellement changer son statut à in a relationship et la section «they met each other on»: facebook, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Voilà ce soir à quoi j’pensais en parlant à ma bouilloire… J’me demandais sérieusement si j’mettais Gertrude sur facebook, est-ce qu’elle passerait de single à in a relationship avant ou après moi ? Mais bon là, la Gertrude, elle est bien chaude… et c’est le temps pour moi d’aller lui porter secours… Avant de mettre le feu à la baraque…Ou de trop m’enflammer sur un sujet qui a, dans le fin fond, vraiment aucune importance…
Facebook et moi, c’est une relation amour-haine, haine-amour. On se comprend pas trop mais on peut pas s’empêcher de se fréquenter sur une base régulière. Mais là présentement, il me fait un peu chiasse le facebook. Gnagnagna moi j’ai plus d’amis que toi. Gnagnagna moi j’ai Tobie Pelletier comme ami pis pas toi. Gnagnagna moi j’ai gagné au Vampire fight pis toi t’as perdu. Mais ces temps-ci, facebook y fait plus chier pour sa catégorie relationship status : single ou in a relationship. La fierté de tous de passer à in a relationship, de faire gnagnagna et de l’officialiser par les liens sacré de l’espace web…
Sauf que là, moi, en tant que fière single, j’ai comme développé un drôle de syndrome. Le syndrome de la fouineuse. J’les check les candidats potentiels. Pis j’les watch. Comme une mini-maniaque : «Merde, que j’me dis ! Il est encore avec sa blonde. Ça pourrait pourtant être un bon parti…» ou «Shit ! Il vient de changer son statut. Fuck de fuck ! Il est in a relationship… Ça aurait pourtant pu être le père de mes 5 enfants…» ou encore «Oh ! Oh ! Oh ! Il est single ! J’attaque en douceur ou en catapulte ?» Ouais. J’en suis rendue là. À statistiquement évaluer le temps qui me reste avant que les candidats potentiels passent de single à in a relationship sous mon nez en trois quart de seconde. Pis à me demander : «Tsé le gars qui était dans mon cours d’espagnol en première de Cégep à qui j’ai déjà dit 3 fois bonjour dans la même session. Tsé ce gars-là qui était ben cute, j’pourrais peut-être le mettre dans mes amis facebook… pis l’inviter à prendre un verre en écrivant sur son wall, pour que vraiment tout le monde sache que j’suis en rut pis que si d’autres candidats auxquels je n’avais pas pensé voit ça… ben pour que eux autres aussi, ils fassent : ah ben ! r’garde donc est toujours single. » Voilà comment facebook deviendra bientôt par la force des choses fuckbook. Et qu’après chaque nouveau party, event, recontres, on facebookera de nouveaux amis d’amis pour éventuellement les fuckbooke pour éventuellement changer son statut à in a relationship et la section «they met each other on»: facebook, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Voilà ce soir à quoi j’pensais en parlant à ma bouilloire… J’me demandais sérieusement si j’mettais Gertrude sur facebook, est-ce qu’elle passerait de single à in a relationship avant ou après moi ? Mais bon là, la Gertrude, elle est bien chaude… et c’est le temps pour moi d’aller lui porter secours… Avant de mettre le feu à la baraque…Ou de trop m’enflammer sur un sujet qui a, dans le fin fond, vraiment aucune importance…
mardi 30 octobre 2007
Je hais les lundi...
Je hais les lundi.
Mais étrangement hier. Qui était un lundi. Étrangement, j'me suis presque émue à aimer ma journée. Moi ? Aimer un lundi ? What the fuck ? Serai-je malade-tout-croche-à-en-mourir-dans-pas-longtemps-et-à-profiter-au-maximum-des-derniers-instants-qui-me-restent ? Même pas. Il y a juste eu un appel surprise-sympa de lundi matin de bonne heure d'une amie pour me souhaiter : bon lundi ! Déjà, ça part mal pour vouloir commencer un mauvais lundi. Il y a juste eu la découverte-sympa que la saison des pommes-grenades était recommencée et que j'allais pouvoir tâcher ma couette blanche de ces merveilleux p'tits insectes croquants et savoureux qui habitent ce fruit exquis. Il y a eu la pulsion-sympa d'enfin sortir de ma dépression culinaire et de cuisiner dans la même soirée : du sole sauce aux agrumes, un riz cannelle-cardomone, un ragoût de boulettes style grand-moman, une salade de poivrons rôtie parsemé de graines de sésame de Corée, une croustade aux pommes, alouette ! Ce qui change drastiquement du bol de céréale habituel ou des toasts au beurre d'arachide (premier signe d'une dépression culinaire à long terme surtout quand cette combinaison est répétée plus d'une fois dans la même journée et plus de 8 fois dans la même semaine). Il y a juste eu un ou deux courriels-sympa de une ou deux personnes-sympa qui ont lu mon blogue et qui ont aimé. Et tout à coup, le lundi d'hier a semblé être un mardi ou un mercredi ou un jeudi ou un... enfin, tout à coup le lundi d'hier fut étrangement agréable.
P'tit vrac du mardi:
Lu: dans le journal de la fin de semaine, lu deux trucs. En premier, un p'tit article ayant pour titre : Mangeurs d'étoiles. J'ai trouvé ça beau. Ben poétique. Ça fait changement des titres habituels du genre: homme retrouvé noyé, incendie meurtrier, jeune fille battue à mort, etc. Mangeurs d'étoiles. Moi, j'trouve ça inspirant.
En deuxième, dans une lignée totalement différente, un article ayant pour titre: dix ans de prison pour une fellation. Bon finalement, le gars vient d'être libéré parce que les juges ont finalement trouvé que c'était un peu trop 10 ans. Surtout que la fille, même si elle était mineure, était consentante. Mais le gars a quand même purgé deux ans de prison pour ça. Moi, personnellement, j'trouve ça un peu exagéré... Yien qu'un peu...
À voir: Le Ring. Parce que c'est ma coloc qui l'a réalisé. Parce que c'est un sujet du tonnerre. Avec une performance magnifique de tous les acteurs. Parce que c'est différent de ce qui est réalisé au Québec. Parce que c'est le quartier Hochelaga-Maisonneuve dépeint avec âme et tripes. Parce que vous avez pas l'choix. Sinon j'vous parle plus.
Mais étrangement hier. Qui était un lundi. Étrangement, j'me suis presque émue à aimer ma journée. Moi ? Aimer un lundi ? What the fuck ? Serai-je malade-tout-croche-à-en-mourir-dans-pas-longtemps-et-à-profiter-au-maximum-des-derniers-instants-qui-me-restent ? Même pas. Il y a juste eu un appel surprise-sympa de lundi matin de bonne heure d'une amie pour me souhaiter : bon lundi ! Déjà, ça part mal pour vouloir commencer un mauvais lundi. Il y a juste eu la découverte-sympa que la saison des pommes-grenades était recommencée et que j'allais pouvoir tâcher ma couette blanche de ces merveilleux p'tits insectes croquants et savoureux qui habitent ce fruit exquis. Il y a eu la pulsion-sympa d'enfin sortir de ma dépression culinaire et de cuisiner dans la même soirée : du sole sauce aux agrumes, un riz cannelle-cardomone, un ragoût de boulettes style grand-moman, une salade de poivrons rôtie parsemé de graines de sésame de Corée, une croustade aux pommes, alouette ! Ce qui change drastiquement du bol de céréale habituel ou des toasts au beurre d'arachide (premier signe d'une dépression culinaire à long terme surtout quand cette combinaison est répétée plus d'une fois dans la même journée et plus de 8 fois dans la même semaine). Il y a juste eu un ou deux courriels-sympa de une ou deux personnes-sympa qui ont lu mon blogue et qui ont aimé. Et tout à coup, le lundi d'hier a semblé être un mardi ou un mercredi ou un jeudi ou un... enfin, tout à coup le lundi d'hier fut étrangement agréable.
P'tit vrac du mardi:
Lu: dans le journal de la fin de semaine, lu deux trucs. En premier, un p'tit article ayant pour titre : Mangeurs d'étoiles. J'ai trouvé ça beau. Ben poétique. Ça fait changement des titres habituels du genre: homme retrouvé noyé, incendie meurtrier, jeune fille battue à mort, etc. Mangeurs d'étoiles. Moi, j'trouve ça inspirant.
En deuxième, dans une lignée totalement différente, un article ayant pour titre: dix ans de prison pour une fellation. Bon finalement, le gars vient d'être libéré parce que les juges ont finalement trouvé que c'était un peu trop 10 ans. Surtout que la fille, même si elle était mineure, était consentante. Mais le gars a quand même purgé deux ans de prison pour ça. Moi, personnellement, j'trouve ça un peu exagéré... Yien qu'un peu...
À voir: Le Ring. Parce que c'est ma coloc qui l'a réalisé. Parce que c'est un sujet du tonnerre. Avec une performance magnifique de tous les acteurs. Parce que c'est différent de ce qui est réalisé au Québec. Parce que c'est le quartier Hochelaga-Maisonneuve dépeint avec âme et tripes. Parce que vous avez pas l'choix. Sinon j'vous parle plus.
dimanche 28 octobre 2007
Malgré les yeux qui chagrinent...
Elle avait les yeux qui coulaient.
Et pourtant aucun chagrin.
C'était ma grand-mère.
C'est ma grand-mère.
En fin de semaine. À qui j'ai rendu une visite express. Rapide. Le temps de partager un bol de céréales face-à-face. De lui montrer mes images de mon voyage aux iles cet été. De la faire rire. Une fois. Peut-être même deux. Le temps de partager avec elle le temps qu'il nous reste ensemble. Et qui chaque fois diminue un peu. Si précieux. Si condensé. De l'entendre me dire qu'elle ne peut plus déjeuner au comptoir de la cuisine comme avant parce qu'il est rendu trop haut... En sachant très bien toutes le deux que c'est plutôt elle qui rapetisse... À se demander d'ailleurs pourquoi elles s'appellent grands-mères ces p'tites femmes qui rétricissent devant nos yeux ? M'enfin. Je pourrais aussi commencer à me demander pourquoi les lapins ne font pas meuh. Pourquoi les plus gros boutons pullulent de bonheur le jour d'un premier rendez-vous. Pourquoi j'enlève toujours mes verres de contacts avant de chercher mes lunettes.
Elle avaient les yeux qui coulaient.
Et pourtant lumineux.
Quand je suis repartie.
En lui faisant la promesse de lui bâtir un mur de p'tits-enfants. Des portraits de tous nous autres de la famille qui appartenont à ce clan. Des photos. Sur ce mur. Derrière l'affreuse lampe-mobile beige qui fait un bruit immonde à chaque fois qu'on s'accroche dedans. Face à ce tableau du motorisé de mon grand-père sur fond de San Francisco années 70. Au-dessus du tapis vert qui ramasse trop la poussière. À côté du faux foyer en pierre. Un mur de petits-enfants souriants. Pour ma grand-mère. Qui malgré les yeux qui chagrinent, ne pleure jamais...
Et pourtant aucun chagrin.
C'était ma grand-mère.
C'est ma grand-mère.
En fin de semaine. À qui j'ai rendu une visite express. Rapide. Le temps de partager un bol de céréales face-à-face. De lui montrer mes images de mon voyage aux iles cet été. De la faire rire. Une fois. Peut-être même deux. Le temps de partager avec elle le temps qu'il nous reste ensemble. Et qui chaque fois diminue un peu. Si précieux. Si condensé. De l'entendre me dire qu'elle ne peut plus déjeuner au comptoir de la cuisine comme avant parce qu'il est rendu trop haut... En sachant très bien toutes le deux que c'est plutôt elle qui rapetisse... À se demander d'ailleurs pourquoi elles s'appellent grands-mères ces p'tites femmes qui rétricissent devant nos yeux ? M'enfin. Je pourrais aussi commencer à me demander pourquoi les lapins ne font pas meuh. Pourquoi les plus gros boutons pullulent de bonheur le jour d'un premier rendez-vous. Pourquoi j'enlève toujours mes verres de contacts avant de chercher mes lunettes.
Elle avaient les yeux qui coulaient.
Et pourtant lumineux.
Quand je suis repartie.
En lui faisant la promesse de lui bâtir un mur de p'tits-enfants. Des portraits de tous nous autres de la famille qui appartenont à ce clan. Des photos. Sur ce mur. Derrière l'affreuse lampe-mobile beige qui fait un bruit immonde à chaque fois qu'on s'accroche dedans. Face à ce tableau du motorisé de mon grand-père sur fond de San Francisco années 70. Au-dessus du tapis vert qui ramasse trop la poussière. À côté du faux foyer en pierre. Un mur de petits-enfants souriants. Pour ma grand-mère. Qui malgré les yeux qui chagrinent, ne pleure jamais...
vendredi 26 octobre 2007
jeudi 25 octobre 2007
Comme une pré-ado de 27 ans
Aujourd'hui mon père a lu mon blogue. Il m'a dit (entre autre ça et deux ou trois mots de plus):« le problème du blogue c'est de tenir absolument à écrire un texte chaque jour. Ce qui devient une punition quand écrire est une récompense. Alors minimum 2 ou trois fois par semaines me semble beaucoup plus intéressant».... Bon. Mon père est un homme, souvent, très intelligent.
Sauf que je l'écoutais pas à 17 ans quand il me demandait de faire le ménage de ma chambre. Alors pourquoi je l'écouterais aujourd'hui à 27 ans ? Pour l'instant, j'écris tous les jours parce que j'aime ça. C'est ma friandise du moment. Mon exutoire de quelques minutes. Ça me remplie toute pleine de je sais pas comment vous le décrire. Et puis j'le fais pour moi. Avant tout. En sachant pertinemment qu'il y pas un chat qui me lit. J'le fais pour moi, me, mon, je. Parce que j'suis égoiste comme ça. Par moment.
Et puis c'est bien d'avoir des révoltes ponctuelles comme ça contre ses parents et de ne pas suivre à la lettre leur conseil. Le sentiment de la pré-ado qui ne veut pas encore grandir... Tiens... Ça me donne presque le goût d'aller me faire percer le nombril...
Sauf que je l'écoutais pas à 17 ans quand il me demandait de faire le ménage de ma chambre. Alors pourquoi je l'écouterais aujourd'hui à 27 ans ? Pour l'instant, j'écris tous les jours parce que j'aime ça. C'est ma friandise du moment. Mon exutoire de quelques minutes. Ça me remplie toute pleine de je sais pas comment vous le décrire. Et puis j'le fais pour moi. Avant tout. En sachant pertinemment qu'il y pas un chat qui me lit. J'le fais pour moi, me, mon, je. Parce que j'suis égoiste comme ça. Par moment.
Et puis c'est bien d'avoir des révoltes ponctuelles comme ça contre ses parents et de ne pas suivre à la lettre leur conseil. Le sentiment de la pré-ado qui ne veut pas encore grandir... Tiens... Ça me donne presque le goût d'aller me faire percer le nombril...
mercredi 24 octobre 2007
Ce soir en noir et blanc
J'sais pas pourquoi mais ce soir. Comme là. Il y a peine deux minutes, j'me disais que j'aurais bien eu envie de passer ma soirée comme une actrice de film noir et blanc.
Assise dans son salon, les rideaux baissés laissant à peine passer les rayons obscurs du néon qui rend lentement l'âme, Sarah attend patiemment que sa salade de patates-fèves vertes refroidisse. Le vombrissement du frigo résonne dans toutes les pièces, laissant Sarah espérer qu'elle pourra manger bientôt sa salade de patates-fèves vertes extra mayonnaise. Soudain, le téléphone sonne. Sarah se lève et avance en se déhanchant légèrement jusqu'à l'engin sonore. «Qui peut m'appeler en ce mercredi sombre et non-orageux ?». Sarah se questionne. Mais incapable de faire deux choses à la fois (penser et marcher), Sarah ne se précipite pas assez rapidement sur le combiné. L'appeleur a raccroché. À la fois inquiète et intriguée, Sarah retourne s'asseoir sur son futon mou (musique de trompette langoureuse... oui, oui, oui, des trompettes langoureuses). Nerveuse, elle s'allume lentement une cigarette. La fumée envahit la pièce. Sarah attend toujours que sa salade patates-fèves vertes refroidisse... (musique de suspens laissant croire qu'il y aura une intrigue intrigante)
Bon. Faut définitivement que j'arrête d'écouter des vieux Truffaut les jours de semaine... ça donne trop le goût de vivre sa vie avec une musique de fond perpétuelle pis de frencher les garçons dans une ruelle quand on croise une police pour passer incognito...
Assise dans son salon, les rideaux baissés laissant à peine passer les rayons obscurs du néon qui rend lentement l'âme, Sarah attend patiemment que sa salade de patates-fèves vertes refroidisse. Le vombrissement du frigo résonne dans toutes les pièces, laissant Sarah espérer qu'elle pourra manger bientôt sa salade de patates-fèves vertes extra mayonnaise. Soudain, le téléphone sonne. Sarah se lève et avance en se déhanchant légèrement jusqu'à l'engin sonore. «Qui peut m'appeler en ce mercredi sombre et non-orageux ?». Sarah se questionne. Mais incapable de faire deux choses à la fois (penser et marcher), Sarah ne se précipite pas assez rapidement sur le combiné. L'appeleur a raccroché. À la fois inquiète et intriguée, Sarah retourne s'asseoir sur son futon mou (musique de trompette langoureuse... oui, oui, oui, des trompettes langoureuses). Nerveuse, elle s'allume lentement une cigarette. La fumée envahit la pièce. Sarah attend toujours que sa salade patates-fèves vertes refroidisse... (musique de suspens laissant croire qu'il y aura une intrigue intrigante)
Bon. Faut définitivement que j'arrête d'écouter des vieux Truffaut les jours de semaine... ça donne trop le goût de vivre sa vie avec une musique de fond perpétuelle pis de frencher les garçons dans une ruelle quand on croise une police pour passer incognito...
mardi 23 octobre 2007
La voie facile de l'orgasme
La voie facile de l'orgasme ou comment atteindre un bohneur spontané mais ô comment temporaire. Voilà un des nombreux sujets de conversation abordé lors des 5 appels téléphoniques faits ce soir pour combattre cette solititude automnale qui s'empare de moi...
Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de droguer les matous des ruelles à l'herbe à chat et de se tordre de rire pendant cinq minutes en les regardant se tortiller dans tous les sens. Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de constater qu'en empruntant le i-pod de sa coloc pour faire son jogging, on allait tomber sur des cours d'arabe en 10 versions (et que ça allait vraiment nous faire rigoler). Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de regarder pendant 3 minutes le vidéo réalisé par un ami d'un écureuil dans un parc qui fait des p'tits pas de salsas. Des bonheurs qui durent un peu plus longtemps que le bonheur spontané mais ô comment temporaire de l'orgasme... Et moi, grande amazone guerrière que je suis. je choisis la voie ardue des bonheurs inusités et moins facilement accessibles...
Voilà. Je savais bien qu'avec un titre comme ça, j'allais m'attirer plus de lecteurs... En attendant, un p'tit vrac du mardi:
Vu: Le peuple invisible de Richard Desjardins, sur la nation algonquine. Très dense en contenu. Beaucoup d'informations variées. Des fois trop. J'ai l'éponge cervicale qui a saturé à la moitié du docu. Du déjà entendu comme du jamais vu. On ressort avec l'impression d'être une grosse chienne de crosseuse de blanche et avec un terrible sentiment d'impuissance de ne pas pouvoir, moi, grande amazone guerrière que je suis, changer les choses. Le traitement visuel est très pauvre (avec mon oeil de photographe, j'aime bien les trucs un peu plus léchés) mais pour le sujet abordé ça vaut la peine de le voir une, deux et même trois fois (si on veut vraiment retenir tout ce qui est dit). Parce que c'est bon de savoir... pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Entendu: Mon mec à moi de Patricia Kaas. Ça faisait longtemps. Pas pu m'empêcher de faire des oh ! ah ! uh ! ih ! de joies et de fredonner l'air à tue-tête coin Drolet / Jean-Talon.
Lu: une de ces lettres que j'écris mais que je n'envoie pas... Ça m'arrive souvent quand j'ai des crottes sur le coeur pis que j'arrive pas à dire ce que je veux dire à certaines personnes. Faque je l'écris. Décidément, j'ai du talent... et je m'aime dans ce temps-là. Constat du jour.
Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de droguer les matous des ruelles à l'herbe à chat et de se tordre de rire pendant cinq minutes en les regardant se tortiller dans tous les sens. Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de constater qu'en empruntant le i-pod de sa coloc pour faire son jogging, on allait tomber sur des cours d'arabe en 10 versions (et que ça allait vraiment nous faire rigoler). Parce qu'on ne parle pas assez du bonheur de regarder pendant 3 minutes le vidéo réalisé par un ami d'un écureuil dans un parc qui fait des p'tits pas de salsas. Des bonheurs qui durent un peu plus longtemps que le bonheur spontané mais ô comment temporaire de l'orgasme... Et moi, grande amazone guerrière que je suis. je choisis la voie ardue des bonheurs inusités et moins facilement accessibles...
Voilà. Je savais bien qu'avec un titre comme ça, j'allais m'attirer plus de lecteurs... En attendant, un p'tit vrac du mardi:
Vu: Le peuple invisible de Richard Desjardins, sur la nation algonquine. Très dense en contenu. Beaucoup d'informations variées. Des fois trop. J'ai l'éponge cervicale qui a saturé à la moitié du docu. Du déjà entendu comme du jamais vu. On ressort avec l'impression d'être une grosse chienne de crosseuse de blanche et avec un terrible sentiment d'impuissance de ne pas pouvoir, moi, grande amazone guerrière que je suis, changer les choses. Le traitement visuel est très pauvre (avec mon oeil de photographe, j'aime bien les trucs un peu plus léchés) mais pour le sujet abordé ça vaut la peine de le voir une, deux et même trois fois (si on veut vraiment retenir tout ce qui est dit). Parce que c'est bon de savoir... pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Entendu: Mon mec à moi de Patricia Kaas. Ça faisait longtemps. Pas pu m'empêcher de faire des oh ! ah ! uh ! ih ! de joies et de fredonner l'air à tue-tête coin Drolet / Jean-Talon.
Lu: une de ces lettres que j'écris mais que je n'envoie pas... Ça m'arrive souvent quand j'ai des crottes sur le coeur pis que j'arrive pas à dire ce que je veux dire à certaines personnes. Faque je l'écris. Décidément, j'ai du talent... et je m'aime dans ce temps-là. Constat du jour.
lundi 22 octobre 2007
La première fois c'est toujours étrange
La première fois qu'on fait quelque chose c'est toujours étrange. Parfois savoureux. Comme le premier morceau de chocolat que votre grand-père pose sur votre langue. Parfois enivrant. Comme le premier baiser qu'un garçon pose sur votre bouche. Parfois paniquant. Comme la première fois qu'un médecin vous suggère l'ablation de l'intestin.
La première fois qu'on écrit sur un blogue c'est un peu beaucoup de parfois différents. Parfois incertain parce qu'on sait que jamais dans sa vie on a réussi à tenir un journal intime plus que 3 semaines. Alors comment réussira-t-on à tenir un blogue. Parfois comique parce qu'on se demande bien qu'est-ce qu'on a de plus intéressant que les autres à raconter. Parfois inspirant parce qu'on se force à se donner le temps d'écrire (chose qu'on adore vraiment vraiment).
Alors pour cette première fois, je ferai ça short and sweet (de toute façon, d'après un article de Josée Blanchette écrit il y a quelques semaines dans le Devoir, les quickies seraient très tendances!).
Je dirais donc ceci: aujourd'hui, ma journée fut sans saveur, comme les repas midi de cafétaria. Le genre de journée où on se demande vraiment pourquoi on est là. Où rien n'est doux et merveilleux comme la journée d'hier à marcher au soleil et à trainasser pendant des heures au Byblos avec une copine et à aller voir un film merveilleux qui finit trop vite (La visite de la fanfare). Aujourd'hui, ma journée sans goût et sans saveur m'a décidément laissée sur mon appétit et j'ai la sensation un peu étrange d'avoir un drôle d'arrière-goût coincé au fond d'la gorge avant de me coucher... et je n'aime pas. Alors là vraiment pas...
La première fois qu'on écrit sur un blogue c'est un peu beaucoup de parfois différents. Parfois incertain parce qu'on sait que jamais dans sa vie on a réussi à tenir un journal intime plus que 3 semaines. Alors comment réussira-t-on à tenir un blogue. Parfois comique parce qu'on se demande bien qu'est-ce qu'on a de plus intéressant que les autres à raconter. Parfois inspirant parce qu'on se force à se donner le temps d'écrire (chose qu'on adore vraiment vraiment).
Alors pour cette première fois, je ferai ça short and sweet (de toute façon, d'après un article de Josée Blanchette écrit il y a quelques semaines dans le Devoir, les quickies seraient très tendances!).
Je dirais donc ceci: aujourd'hui, ma journée fut sans saveur, comme les repas midi de cafétaria. Le genre de journée où on se demande vraiment pourquoi on est là. Où rien n'est doux et merveilleux comme la journée d'hier à marcher au soleil et à trainasser pendant des heures au Byblos avec une copine et à aller voir un film merveilleux qui finit trop vite (La visite de la fanfare). Aujourd'hui, ma journée sans goût et sans saveur m'a décidément laissée sur mon appétit et j'ai la sensation un peu étrange d'avoir un drôle d'arrière-goût coincé au fond d'la gorge avant de me coucher... et je n'aime pas. Alors là vraiment pas...
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