Parfois, j'trouve que tout est compliqué. Compliqué un peu pour rien. Par exemple, hier j'étais tellement excitée. Mes parents m'avaient enfin donné mon cadeau d'anniversaire (avec quelques trois mois de retard... mais bon l'important c'est de l'avoir !). Un super i-pod de l'année nouvelle version full hot. Pis là à matin l'objectif c'était de le remplir le plus possible de toutes les tunes imaginables et d'aller me promener sous le soleil frisquet de Montréal. Les oreilles qui bougent au son de la musique endiablée. Sauf que... sauf que j'ai breté pendant une heure pour essayer de comprendre pourquoi est-ce que la putain de musique voulait pas se télécharger sur mon nouveau petit ami. Jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais pas la bonne version Mac Os je-sais-plus-quel-numéro sur mon ordi pis que mon nouveau petit ami était capricieux et qu'il ne fonctionnait qu'avec la dernière version huppé et branchouille de Mac Os. Faque j'obstine depuis ce matin à télécharger des versions qui ne sont pas les bonnes pis à toujours pas être capable d'utiliser mon c... de i-pod. Pis j'suis en train de me dire que finalement ça doit être agréable de traire des vaches ben loin dans un champ à l'abri de toute cette technologie qui finit par nous embrouiller l'esprit. Faque j'ai toujours pas réussi à rien mettre sur mon i-pod. Mais il est bien beau sur le coin de ma chaise de chevet et capte les rayons de soleil merveilleusement bien.
Faque, j'trouve que tout est compliqué. Ou jamais simple. C'est comme quand j'fais un envoi au bureau. On pense que c'est rapide et pas long, mais ça finit quand même par bouffer du temps sans bon sang: trouver l'enveloppe, s'assurer trois fois que tout est dedans, écrire l'adresse, chercher le code postal sur le web, trouver les étiquettes pour l'adresse de retour, se rendre compte qu'il y en a plus, se battre une demie-heure avec l'imprimante couleur qui veut rien savoir, finalement gagner et avoir les étiquettes pour l'adresse de retour, remplir la feuille d'expédition, lècher l'enveloppe, aller la porter dans le bac. C'est complètement cinglé parce que tout ça a l'air une facilité enfantine. Et ce l'est. Jusqu'à ce qu'il y ait un petit détail frustant qui jaillise et qui vienne tout compliqué. Et parfois toutes ces complications me contrarient. Oui, je l'avoue.
Un peu comme les relations humaines. On pense qu'elles sont simples et agréables... Mais finalement, il y a toujours un moment où on se dit: peut-être que je suis de trop, oups il aurait pas fallu que j'dise ça, est-ce que je devrais vraiment tout lui raconter, j'y dis-tu ou j'y dis-tu pas... Enfin, tout ça. Les relations humaines. Un pas en avant, trois en arrière, un sur le côté, un p'tit moment de stagnation, puis la course effrenée. Une valse étrange sur laquelle on ne sait jamais trop sur quel pied danser. Pis j'sais pas si j'vais me retrouver cul par dessus tête ou coudes en-dessous des genoux.
J'ai hâte au moment sacré où je vais enfin dire: ah ! tout est si simple... et si bien.
dimanche 18 novembre 2007
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