Samedi soir pas trop tard
Et j'suis complètement claquée.
Peut-être à cause de ma game de badminton jouée hier.
Qui m'a rackée le corps.
Peut-être parce que j'ai la vieillesse qui rentre dedans.
Pis mes p'tits mal d'antan commencent à devenir des gros maux du présent
Parce que jamais pris le temps de m'en occuper.
J'ai mal dans le dos. Dans les jambes. Derrière les cuisses. À l'épaule gauche. Au foie. Derrière le cou.
Pis au coeur.
J'ai le coeur en remou
Pour pas grand chose
Pour les minis riens habituels
Faque j'écoute Richard Desjardins
Pis ça me cicatrise lentement
Parce que j'me dis
Qu'un jour
Oui, un jour
Il va y avoir quelqu'un qui va m'écrire des mots, des phrases, des refrains
Encore plus beaux que ceux de Richard
Qui vont me secouer de bord en bord
Qui vont me chavirer tout croche
Qui vont dire je t'aime sans le dire
J'ai hâte
J'ai hâte à ces mots-là
Parce qu'ils font du bon pis du bien
J'le sais parce que j'en ai écrit récemment
Des mots-sincérité
Des mots-francs
Des mots-vérité
Qui font du bien à raconter
Même quand ils ne sont pas réciproques...
Je dis que je ne peux rêver la nuit sans toi (Richard Desjardins)
samedi 21 juin 2008
jeudi 5 juin 2008
J'aime / J'aime pas du 6 juin 2008
J'aime pas
Les fourmis qui se promènent dans mon lit à minuit et demi et qui m'obligent à faire ronron dans le salon toute une nuit
J'aime
Recevoir sans les attendre les 20 exemplaires de mon nouveau livre. Et être fière. Et le crier sur les toits.
J'aime pas
Les casseroles collés qui traînassent dans mon évier parce que j'ai mis l'feu trop fort pis que j'ai tout fait cramer
J'aime
Savoir que j'ai pas encore fait mourir mes plantes d'été. Du moins pas en entier.
J'aime pas
Ne pas aimer au moins une chose dans une journée.
J'aime
Ou j'essaye
Le plus possible-souvent
Les fourmis qui se promènent dans mon lit à minuit et demi et qui m'obligent à faire ronron dans le salon toute une nuit
J'aime
Recevoir sans les attendre les 20 exemplaires de mon nouveau livre. Et être fière. Et le crier sur les toits.
J'aime pas
Les casseroles collés qui traînassent dans mon évier parce que j'ai mis l'feu trop fort pis que j'ai tout fait cramer
J'aime
Savoir que j'ai pas encore fait mourir mes plantes d'été. Du moins pas en entier.
J'aime pas
Ne pas aimer au moins une chose dans une journée.
J'aime
Ou j'essaye
Le plus possible-souvent
lundi 2 juin 2008
Ces jambes que j'aime hair
J'ai les jambes qui ont fait la guerre. À chaque fois que je les regarde (c'est-à-dire souvent puisqu'elles sont attachées à mon corps qui est attaché à ma tête qui est attachée à mes yeux), bref, à chaque fois que je les regarde c'est une plaie. On dirait qu'un tank a avancé-reculé dessus pendant près de vingt ans pis qu'en même temps un obus explosait directement dessus. Sans blague. Il y a ma bedaine que des fois je m'obstine à ne pas regarder, mes trop nombreux grains de beauté qui font la fiesta dans ma face, mes poils superflus trouvés dans des endroits incongrus. Il y a tout cela. Mais tout cela ne me dérange pas. Ou presque pas. Enfin, j'ai appris à vivre avec. Et quand même assez bien. Sauf pour mes jambes.
Plus je les regarde, plus j'ai envie de ne plus vivre avec justement. Ça date de longtemps. Ça date de quand j'étais plus jeune et que j'me suis tapée des problèmes de santé, dont des problèmes de circulation. Dans les jambes. Et puis depuis ce temps, chaque petite blessure devient une cicatrice qui ne guérit. Chaque petit bleu reste marqué à vie. Si bien que ma peau se transforme lentement en tableau abstrait. Scarifiée à l'excès. Chaque petite marque a son histoire. Des fois, des histoires dont je me rappelle encore. D'autres que j'ai fini par oublier. Sur mon pied gauche, la tache qui ressemble à une île, je me la suis justement faite aux iles de la madeleine, après être tombé d'un rocher pour me retrouver directement dans le fond de l'océan. Le pied enflé pis pu capable de marcher pour des vacances un peu différentes de ce que j'avais imaginées. La marque à la mi-jambe date de la seule et unique fois où je me suis rasée les jambes, avec un rasoir à papa trop coupant qu'on ne m'avait jamais appris à utiliser. Je me rappelle du sang dans la douche qui coulait abondamment. De la douleur de la coupure. Et de la décision de prôner l'épilation cette journée-là. Celle en dessous du genou me vient aussi des îles (j'aurai rapporté peu de cadeau mais beaucoup d'histoires de ce voyage). Sur la jambe droite, c'est l'horreur, il y a les marques de la journée prise dans les framboisiers de grand-maman, les marques de la journées prise dans les griffes du chat, les marques de la journée prise dans un match de volley-ball sans fin. Et les autres marques oubliées. Mais là. Comme mille histoires spectaculaires que je pourrais racontées à mes petits-enfants. Tu vois, ma petite-fille, cette cicatrice-là, grand-maman l'a eu le jour, où, dans un safari photographique en Australie, elle a sauvé des jumeaux-siamois allemands des mains d'un koala sanguinaire. Des histoires sans sens comme ça. Justement pour donner un sens à ces jambes sans dessus dessous. Martelé par la vie. Qui ont l'air d'en avoir 75. Alors qu'elles n'en n'ont que 27. Ces jambes que j'aime haïr. Parce que à la fois je déteste ces cicatrices affreuses, mais j'aime chacune des histoires qui se cachent derrière. Parce que ce sont mes histoires. Mes jambes. Et pas celle d'une autre...
P.S. À tous ceux qui me verront cet été, prière de me regarder dans le creux des yeux et non pas dans le creux des genoux... Merci....
Plus je les regarde, plus j'ai envie de ne plus vivre avec justement. Ça date de longtemps. Ça date de quand j'étais plus jeune et que j'me suis tapée des problèmes de santé, dont des problèmes de circulation. Dans les jambes. Et puis depuis ce temps, chaque petite blessure devient une cicatrice qui ne guérit. Chaque petit bleu reste marqué à vie. Si bien que ma peau se transforme lentement en tableau abstrait. Scarifiée à l'excès. Chaque petite marque a son histoire. Des fois, des histoires dont je me rappelle encore. D'autres que j'ai fini par oublier. Sur mon pied gauche, la tache qui ressemble à une île, je me la suis justement faite aux iles de la madeleine, après être tombé d'un rocher pour me retrouver directement dans le fond de l'océan. Le pied enflé pis pu capable de marcher pour des vacances un peu différentes de ce que j'avais imaginées. La marque à la mi-jambe date de la seule et unique fois où je me suis rasée les jambes, avec un rasoir à papa trop coupant qu'on ne m'avait jamais appris à utiliser. Je me rappelle du sang dans la douche qui coulait abondamment. De la douleur de la coupure. Et de la décision de prôner l'épilation cette journée-là. Celle en dessous du genou me vient aussi des îles (j'aurai rapporté peu de cadeau mais beaucoup d'histoires de ce voyage). Sur la jambe droite, c'est l'horreur, il y a les marques de la journée prise dans les framboisiers de grand-maman, les marques de la journées prise dans les griffes du chat, les marques de la journée prise dans un match de volley-ball sans fin. Et les autres marques oubliées. Mais là. Comme mille histoires spectaculaires que je pourrais racontées à mes petits-enfants. Tu vois, ma petite-fille, cette cicatrice-là, grand-maman l'a eu le jour, où, dans un safari photographique en Australie, elle a sauvé des jumeaux-siamois allemands des mains d'un koala sanguinaire. Des histoires sans sens comme ça. Justement pour donner un sens à ces jambes sans dessus dessous. Martelé par la vie. Qui ont l'air d'en avoir 75. Alors qu'elles n'en n'ont que 27. Ces jambes que j'aime haïr. Parce que à la fois je déteste ces cicatrices affreuses, mais j'aime chacune des histoires qui se cachent derrière. Parce que ce sont mes histoires. Mes jambes. Et pas celle d'une autre...
P.S. À tous ceux qui me verront cet été, prière de me regarder dans le creux des yeux et non pas dans le creux des genoux... Merci....
dimanche 1 juin 2008
Pareil à Sex-in-the-city. Pareil.
Hier, j'ai eu ma journée Sex-in-the-city-à-moi. Version un peu moins glamour. Version un peu moins chic. Mais presque pareil. Rejointe par Amé au Musée des beaux arts de Montréal pour se frayer un chemin à travers les milliers de personnes qui avaient eu la même idée de visiter l'expo Cuba (rappelez-moi sérieusement de ne plus aller au musée les jours de pluie de fin de semaine, c'est vraiment propice pour développer un syndrome aigu d'agoraphobie). Pendant qu'Amé bouffait un sandwich ÉNORME du Santropol pis que je lui picorais quelques morceaux de viande au vol, on a commencé à s'apitoyer sur nos sorts de célibataires. Sur les garçons qui sont jamais comme on veut qu'ils soient. Sur le printemps qui est pas encore arrivé avec la célèbre journée des j'montre-mes-jambes-avec-ma-mini-jupe-pendant-que-tu-bombes-le-torse-en-voyant-ma-poitrine-exquise. Tsé cette journée-là où les femmes sont fières et les hommes nous dévorent des yeux. Cette journée-là qu'on a pas encore eue. Pis on a parlé de la dure réalité de séduire. Sur le fait qu'il faut vraiment qu'on se trouve un homme parce que la trentaine arrive à grand pas. Pis que passé trente ans, on arrive dans une autre catégorie. On est plus dans la catégorie jeune pitoune jolie. On commence la phase Madame-en-devenir. On ne peut plus s'habiller dans la section Twik chez Simons. On passe à la section Contemporaine. Cette période fatidique où on se fait plus jamais appeller Mademoiselle. L'urgence de se trouver un mec qui va nous aimer pour ce qu'on est devient justement urgente. Le bon. Lui. Celui qui va rester. Le fidèle et l'aimable. Bref, on a parlé comme des personnages de téléséries. Comme des Sex-in-the-city en devenir. Avec la différence que la couleur de notre sacoche s'agençait pas à la couleur de nos souliers. Que les drinks qu'on a bu avaient pas des noms à coucher dehors. Et qu'on les a pas bu dans un bar au décor pseudo-zen-feng-shui-où-tu-sais-pas-si-t'es-en-train-de-t'asseoir-sur-une-oeuvre-où-sur-une-chaise. Mais j'vous jure pour le reste, ça ressemblait à un épisode réussi de l'émission. Une journée de fille. À errer par-ci, par-là. Et à revenir toujours à peu près au même sujet. Les hommes. Les mecs. Le célibat. L'amour. Le désir. L'envie. Enfin, tout ce tralalala. Avec qui j'ai de moins en moins de gens avec qui en parler. Parce que maintenant dans le vocabulaire quotidien des gens qui m'entourent, j'entends des mots que j'avais pas vraiment entendu avant. Bébé. Maison. Voiture. Appartement. Achat de divan. Vie commune. À 27 ans, il y a déjà une réalité qui me rattrape. Pis j'suis pas encore rentrée dans le bateau. J'observe ça sur le bord du quai en me demandant si j'vais embarquer bientôt, si j'veux embarquer bientôt mais surtout, surtout, avec qui j'vais y monter...
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