lundi 14 avril 2008

Je ne suis plus amoureuse et je le suis...

Je ne suis plus amoureuse. J'ai laissé un homme. Mon homme. Pour des raisons qu'évidemment je n'ai pas envie de bloger. Je suis donc de retour avec M. Célibat depuis quelques jours (13 pour être exacts). Ce qui fait que:

1- Je devrais redevenir assidue de mon blog (et essayer d'y écrire plus qu'une fois par mois)

2- Je redeviens work-a-olic et je reste au bureau bien dépasser les heures normales (sans remords et parfois même avec joie)

3- Je dérange les copains-copines pour : aller voir la super pièce de théâtre branchouille, faire une partie de quille, partager le gâteau triple chocolat que j'ai cuisiné pour manger mes émotions (avant que la culpabilité de fille du j'vais-être-full-grosse-si-j'mange-toute-ça embarque)

4- J'ai beaucoup plus (trop) de temps à moi. Exemple ? Ce soir j'ai reprisé les trous dans mes pairs de bas (what the f...?). Chose évidemment jamais expérimenté auparavant. Mais ô combien satisfaisante et pro-environnemental. C'est pas parce que t'es troué que t'es plus bon à rien. C'est un peu la leçon à en tirer... Pis avant-hier j'ai reprisé les boutons manquants sur mon manteau d'hiver (bon, avec un peu de retard... mais comme ça à la première tempête de l'hiver prochain j'vais être en bouton-armé) et recousu camisole et t-shirt dans le besoin. Autre exemple ? Ce soir (aussi), j'ai fait de la compote de pomme maison, de la purée de carotte/patate, un potage au panais pis un tofu-riz-sauce-tomate. Quoi d'autre ? J'ai aussi déposé une demande pour exposer dans une maison de la culture, envoyer deux photos pour une expo à Québec, fait mon rapport de voyage de Bruxelles que je devais faire depuis des lustres, rangé mon tiroir à peinture et pinceau et autres matériaux divers, organisé un cartable avec séparateurs où chaque partie correspond à la catégorie suivante: compte visa, bordereau de dépôt de paye, compte de la banque montréal, factures autres. Sérieusement, faut vraiment être dans un état lamentable pour en arriver jusque là (et bien alors lamentable je suis... et je l'assume... enfin presque).Pis finalement ? J'ai recommencé à écrire. Un peu. Tranquillement. Et j'aime ça. Et j'm'aime. Pis j'ai recommencé à lire. À lire le blog de mon amie. Qui m'inspire toujours tout-le-temps pis que si elle elle avait pas de blog ben moi j'en aurais sûrement pas. Parce que j'suis une suiveuse (mais une suiveuse-curieuse-donc-plus-motivée). Pis j'essaye de prendre soin de mon chat, de mon comptoir de cuisine, de mes serviettes, de mon ordi, de moi... J'essaye de m'aimer à défaut d'être amoureuse d'un autre. C'est pas toujours facile. Il y a les p'tites montées de larmes spontanées. Celles qui disent j'vais finir comme une vieille torche de vieille fille. Il y a les lamentations aggressives. Celles qui disent t'es jamais contente de ce que t'as, maudite niaiseuse. Il y a les compliments amoureux. Ceux qui disent t'es belle, t'es bonne, t'es intelligente, t'es la meilleure. Il y a le constat de la fille de vingt-sept. Celui qui dit veux, veux pas, fille, quand t'es avec homme, t'es pas mal plus forte pis pas mal plus battante, faque stp, reste pas trop longtemps tu seule. Pis il y a le temps. Qui dit prends ton temps. Ça viendra. Calme-toi. Pis en attendant, il y aura toujours une paire de bas trouée qui ne demandera qu'à être reprisée...

5- Je suis un peu plus jalouse que d'habitude. Jalouse des amies qui vont habiter avec leur chum. Jalouse des couples qui se french dans la rue. Jalouse des femmes enceintes qui vont s'acheter des maisons. Jalouse de moi pas être rendue là. Pis jalouse parce que moi pas prête à tout ça.

6-Et puis...finalement... j'suis en train de tomber amoureuse de tout et n'importe quoi. Par exemple, la semaine dernière j'ai trouvé deux chaises dans la rue, deux jours différents à deux endroits différents. Et je les ai tout de suite aimées (parce que pour ceux qui le savait pas j'suis une amoureuse de chaises). Faque j'ai pas hésité deux secondes à les prendre sous mon aile (ou plutôt sous mes aisselles). Le problème c'est que j'commence à être rendue avec un peu trop de chaises (10) pour mon 4 1/2. Et qu'elles commencent à s'empiler dans le coin de ma chambre... Comme un mobile géant de bois partant du plancher au lieu du plafond. Pis en fin de semaine, j'suis tombée (ou plutôt retombée) amoureuse de mon vélo. Je l'ai fait arranger et il roule comme dans du beurre avec des ailes de goélands pour le propulser. Je l'adore. Mon peugeot-léger-bleu. J'me sens libre. Pis bien. J'le chevauche avec joie tous les matins. Et le soir, il m'attend patiemment quand je sors du bureau. Mon peaugeot-léger-bleu. J'en suis follement amoureuse...

Alors je ne suis plus amoureuse et je le suis un peu tout le temps. Parce que sinon, vraiment, elle serait là pourquoi la vie ?

2 commentaires:

J. a dit…

lu/vu/suis convaincue
bises pour toi.

Anonyme a dit…

"Jalouse des femmes enceintes qui vont s'acheter des maisons."

For sure que je te citerai avec celle-là une de ces quatres matin.
Amoureuse, pu amoureuse ou ben in love avec une paquet de chaises qui forme une sculpture dans ta chambre, tsé que t'es vraiment chill de toute manière.
Bon weekend,
Jean-Nic